Littérature·Témoignages

L’été où je suis devenue vieille

L’été où je suis devenue vieille, un témoignage d’Isabelle de Courtivron aux Éditions L’Iconoclaste.

La Petite Histoire :

Isabelle de Courtivron a 73 ans lorsqu’elle se rend compte qu’elle est devenue vieille.

L’avis de la Belette :

L’auteure aborde avec humour et lucidité, cette difficile étape dans la vie d’une femme.

Plusieurs étapes jalonnent la vie d’une femme. Il y a tout d’abord la puberté avec le changement du corps et l’apparition des règles. Ensuite vient le moment où vous passez de jeune fille à jeune femme, vous savez les moments où quand vous entrez dans un magasin on vous dit : « Bonjour, Madame », au lieu de « Bonjour, Mademoiselle ». Ensuite vient pour certaines le moment de la maternité. Et enfin le moment du vieillissement, ce moment dont on ne se rend pas vraiment compte. Pour ma part, il arrive lorsque mes nièces me parlent de nouvelles chansons que je ne connais pas, comme une décalage avec le temps. Je trouve que c’est un moment difficile à appréhender et que l’on a tendance à s’en apercevoir pour les autres mais plus difficilement pour soi-même. J’ai des parents vieillissants (de l’âge de l’auteure) et je souris toujours lorsqu’ils sont exaspérés par tous ces vieux qui sont mous autour d’eux.

Isabelle de Courtivron a 73 ans lorsqu’elle se rend compte que son corps vieillit et qu’elle est en décalage avec la société. Pour elle c’est un choc et elle fait l’état des lieux de sa condition féminine. Comment elle a perçu son parcours de femme mais aussi comment elle a perçu celui de sa mère. Militante féministe engagée, elle nous dévoile aussi sa vision du féminisme et de la façon dont elle a évolué au fil des années.

L’auteure évoque aussi tout ce qui a attrait au corps. Le corps qui se modifie certes mais aussi la perte de féminité qui se dégage. Elle parle notamment de ces vêtements que l’on n’ose plus mettre car il dévoile des parties « usées » de notre anatomie. Le rapport aux hommes s’en trouve de ce fait aussi modifié.

Elle se trouve en décalage avec la jeunesse. Elle s’est aussi rendue compte de sa vieillesse quand lors de soirées elle était en permanence entouré de jeunes. Ce n’est pas seulement la jeunesse qui l’effraie mais aussi ce rapport aux nouvelles technologies, aux réseaux sociaux, à ces nouveaux rapports qui s’instaurent, à ce monde qui va trop vite pour elle. Elle évoque du coup l’importance de la transmission. C’est une femme qui n’a pas eu d’enfants mais qui a transmis son savoir étant professeure de littérature aux États-Unis. Et de ce fait, elle évoque aussi la solitude qui arrive avec les années. Elle n’a pas d’enfants, elle est séparée de son mari. Elle a un groupe d’amies et elle se rend compte qu’au fil des années, ce groupe va peu à peu se réduire. Leurs conversations changent, elles sont passées des conversations « chiffons et plan de carrière » aux « bons plans spéciale médecine ». Elle évoque son rapport à la mort, qui se rapproche dangereusement.

L’auteure utilise de nombreuses références littéraires, son rapport aux livres. Elle nous explique en quoi ils ont été aidants pour elle à certains moments de sa vie.

Un témoignage drôle, touchant et inspirant à mettre entre les mains de toutes les femmes.

Bref, j’ai beaucoup aimé !

Je remercie Marion des Editions L’Iconoclaste pour l’envoi de ce livre qui sort le 26 février, ne passez pas à côté !

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