Littérature·Thrillers, romans noirs

The Black November 2020 1ère semaine

Je vous parle aujourd’hui d’un challenge littéraire. Au mois de novembre Séverine de la chaîne Il est bien ce livre et du compte bookstagram éponyme, lance un challenge littéraire autour du polar, thriller et roman noir et ce depuis 3 ou 4 ans.

Pendant tout le mois de novembre il s’agit de lire des livres dans ce genre littéraire en respectant les consignes, consignes dont je vous mets le tableau ci-dessous :

Pour la première semaine, j’ai lu 2 livres d’une même maison d’édition, Jigal Polar. La consigne de cette semaine étant de lire un auteur que l’on a jamais lu.

Stravros contre Goliath de Sophia Mavroudis :

J’ai reçu ce roman dans le cadre de la dernière masse critique Babélio. Il s’agit d’un tome 2. Je n’ai pas lu le tome 1. Je n’ai pas été perdue car des éléments de ce premier tome nous sont révélés mais je pense quand même m’être fait spoiler certains éléments. Néanmoins, cela n’a en rien entaché mon plaisir de lecture.

De quoi ça cause ? Stravros est un policier grec. Il est sur la piste d’un terroriste dont il est à la recherche et il va devoir pour cela collaborer avec les Turcs. Une des coéquipières de Stravros, Dora, a semble-t-il de la rancœur envers ce terroriste et cela ne va pas faciliter le travail de Stravros.

Ce que j’en ai pensé ? Une intrigue très intéressante sur la géopolitique grecque ainsi que les relations entre la Grèce et la Turquie. Les relations sont très tendues et un grain de sable peut tout faire basculer à tout moment. Cette intrigue traite aussi de la crise des migrants et met l’accent sur leurs conditions d’accueil mais aussi de vie dans ces camps. Ces camps qui se gèrent comme des petites villes où malheureusement les vols, viols , meurtres sont tendance. Ces camps ont leur propres lois et leurs propres règles. Les conditions pour arriver au pays espéré sont aussi difficiles et bien expliquées entre les sommes pharamineuses pour être entassés dans des bateaux ou payer son droit de passage avec ses organes. J’ai aussi trouvé intéressante cette facette de la Grèce décrite par l’auteure (elle est elle-même franco-grecque), bien loin des images de cartes postales que l’on peut voir ici et là. La Grèce est un pays qui a fortement souffert lors de sa dernière crise économique et le pays peine à se relever. Des magasins fermés, une activité économique ralentie, des ouvriers qui peuvent manger grâce au secours populaire, leurs salaires n’étant pas suffisants. Malgré cela, on sent au travers de ces personnages que les grecs sont très conviviaux et solidaires. J’ai beaucoup apprécié également les découvertes œnologiques, culinaires et musicales qui m’ont fait connaître un peu plus cette culture. J’ai juste été un peu déstabilisée par le comportement de ces policiers grecs pour lesquels la violence est tout de même assez présente, en espérant que ce ne soit que de la fiction.

Bref, une belle découverte pour laquelle je me procurerais prochainement le premier tome afin de connaître un peu mieux les personnages.

Loupo de Jacques-Olivier Bosco :

De quoi ça cause ? Loupo, Kangou et le Chat sont 3 jeunes hommes qui se sont connus à l’assistance publique. Ils ont fait les 400 coups ensemble et ils continuent encore. Ils veulent faire le gros coup avant de se retirer et ce sera pour bientôt . En attendant, ils s’exercent en faisant des braquages. Or, lors de l’un d’eux , un drame va se produire. De chasseurs ils vont se retrouver à être chassés. La chasse aux loups a commencé…

Ce que j’en ai pensé ? Mais quelle lecture ! Une lecture que j’ai lu en apnée du début à la fin et même si je m’attendais à une telle fin, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir les larmes aux yeux. Ce livre est écrit comme une urgence de par les phrases courtes et le rythme engagé. Le style est percutant. J’ai eu un peu de mal au départ avec le langage utilisé mais je me suis vite adaptée. Je parlais d’urgence, il s’agit d’urgence de brûler la vie avant qu’elle ne nous échappe de profiter des corps, des coups.. d’échapper à un destin auquel on souhaite échapper mais qui malheureusement nous rattrape. De sentir, de frémir corps à corps, cœur à cœur, alors que l’on ne souhaite pas souffrir mais que l’amour finit par vous attraper. De l’amour pour lequel on est pas habitué, de l’abandon des familles, quand les amis deviennent finalement votre seule famille. De ceux qui essaient de se construire malgré tout, mais que le destin rattrape… Les dialogues sont justes, les descriptions réalistes,les personnages cabossés de la vie attachants malgré tout. Jacques-Olivier bosco réalise un travail d’orfèvre dans ce livre court mais ô combien percutant.

Bref, une claque dans la figure et un coup de poing au ventre !

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