Littérature·Théâtre

Il est minuit, Docteur Schweitzer

Il est minuit, Docteur Schweitzer, pièce de théâtre de Gilbert Cesbron aux Éditions Le Livre de Poche.

La Petite Histoire :

Le Docteur Schweitzer est médecin au Gabon en cette nuit du 1er août 1914. Son infirmière et assistante, Marie, l’incite au repos lorsque surgit au loin le bruit des tams-tams. La tragédie est en marche.

L’avis de la Belette :

« Il est minuit Docteur Schweitzer » est non seulement la première phrase prononcée de cette pièce tragique en 2 actes mais aussi la dernière, qui se déroule sur une nuit. Entre elle, il se sera passé de nombreuses choses qui conduiront le Docteur Schweitzer et Marie à faire des choix mais il en sera de même pour les personnages secondaires : le père Charles, l’administrateur Leblanc et le commandant Lieuvin. Les personnages sont inspirés de personnes réelles, à savoir Albert Schweitzer pour le médecin et le Père de Foucauld pour le prêtre.

Les personnages sont tous très intéressants, guidés par leurs valeurs, le sens qu’ils donnent chacun à leur propre vie, au sens de la vie. En toile de fond de cette pièce, on trouve la guerre, l’amour, la mort, la religion.

Les dialogues sont très bons, l’auteur écrit remarquablement bien. J’ai eu des frissons à la fin de ma lecture.

Cette pièce a été adaptée au théâtre et au cinéma, mais je ne les ai pas vu. Si vous avez lu le livre et vu la pièce et/ou le film, n’hésitez pas à me donner votre avis.

Bref, j’ai beaucoup aimé !

Littérature·Théâtre

En attendant Godot

En attendant Godot, pièce de théâtre absurde de Samuel Beckett aux Éditions de Minuit.

La Petite Histoire :

Sur une route de campagne, 2 individus (Vladimir et Estragon) conversent en attendant un certain Godot, qui n’arrivera jamais.

L’avis de la Belette :

Une pièce en 2 actes sans scènes. Un texte sur l’attente, les espoirs, l’ennui, mais aussi sur le temps. Le temps qui passe, la façon dont on l’occupe…

L’auteur nous montre aussi une vision sombre de notre humanité. Humanité où même en groupe, nos individualités prennent le dessus.

Une vision aussi du vide et où la solitude fait peur car on essaie de combler le vide de certaines conversations en comblant les silences par des paroles banales.

Les personnages sont présentés à la manière de 2 clowns avec leurs chapeaux melons et leurs pantalons trop grands. Mais ces clowns ne m’ont pas fait rire, j’ai trouvé cette histoire d’une noirceur…

Le style d’écriture est un peu déroutant et je ne m’y suis pas faite. De plus, cette histoire est assez redondante. J’ai eu l’impression que dès la fin du premier acte, l’auteur nous avait tout dit et que le 2ème acte était un bis repetita.

Je n’ai pas vu la pièce mais j’imagine un décor assez vide entre les personnages, un caillou et un arbre, d’où cette impression de noirceur renforcée.

Bref, je n’ai pas aimé !