Littérature·Thrillers, romans noirs

Le Sang Des Belasko

Le sang des Belasko est un roman à suspense écrit par Chrystel Duchamp et publié aux Éditions L’Archipel.

La Petite Histoire :

Je vais vous raconter une histoire qui s’est produite entre mes murs. Cinq enfants se retrouvent le temps d’une soirée dans la demeure familiale suite au décès du patriarche intervenu quelques mois après le suicide de leur mère, pour parler héritage. Cinq enfants, tous différents. Entre jalousies, rancœurs, trahisons, non-dits et secrets de famille, ils vont se retrouver enfermés dans un cercle infernal où il n’en restera qu’un…

Je suis la maison des Belasko et je vais vous raconter l’histoire de cette famille…

L’avis de la Belette :

Pour un deuxième roman, Chrystel Duchamp frappe encore fort même si nous ne sommes pas ici tout à fait dans le même registre. Sous forme de huis clos, vous apprendrez au fur et à mesure de ce roman le fonctionnement de la famille Belasko. Des chapitres passé-présent alternent le récit grâce à l’interrogatoire de la seule personne survivante de cette tragédie, personne dont vous ne découvrirez l’identité qu’à la fin. Ceci contribue à maintenir une bonne dose de suspense.

J’ai aussi beaucoup aimé le concept de la personnification de la maison des Belasko, qui recèle tous les secrets de cette famille et qu’elle nous distillera au fur et à mesure de l’histoire. Je trouve que cela donne un plus à l’ensemble.

Cette famille est composée de différents personnages avec chacun leurs personnalités propres, leurs caractères, leurs défauts. Certes, le début peut paraître un peu lent car chaque chapitre est dédié à chacun des 5 enfants mais néanmoins cela demeure nécessaire pour bien connaître les personnages et affiner leurs personnalités. Vous vous rendrez compte que cette famille est tout de même particulière et j’espère pour vous que la vôtre ne leur ressemble pas !

J’avais peur d’une surenchère dans les secrets de famille mais au final il s’agit plus d’un jeu de manipulation : qui manipule qui ?

Le lecture est addictive et l’intrigue bien menée. L’auteure a su brouiller les pistes et mon cerveau aussi et comme souvent, la personne que je pensais être coupable n’était pas la bonne.

L’art étant une des passions de l’auteure, elle ne peut s’empêcher de faire des clins d’œil à ce domaine que ce soit dans le domaine pictural et architectural.

Bref, si vous aimez les huis-clos sur fond de secrets de famille, foncez !

J’ai reçu ce roman en numérique qui ne sort que le 14 janvier 2021 grâce à NetGalley. Je les remercie ainsi que les Éditions l’Archipel et l’auteure pour leur confiance. Auteure que je ne peux que vous conseiller de suivre sur les réseaux, très accessible et avec laquelle vous pouvez parler aisément de ses écrits, de lecture, d’autres choses mais notre passion commune, c’est le chocolat !

Littérature·Thrillers, romans noirs

Syzygie

Syzygie est un polar écrit par Philippe Paternolli et publié aux Éditions du Caïman.

La Petite Histoire :

Syzygie désigne en astronomie une situation où 3 planètes, étoiles ou lunes sont alignées. Et c’est un soir comme celui-là en 2008 qu’a disparu Thierry Lemmer. Vincent Erno en poste dans la région drômoise à ce moment-là va enquêter. Cette disparition va demeurer in,expliquée jusqu’en 2018 où le corps de cet homme est retrouvé. Vincent va reprendre l’enquête.

L’avis de la Belette :

Je vous parlais le mois dernier du concept des booktrips auquel je participe sur Instagram. J’ai reçu ce roman dans ce cadre et ce fût une bien belle découverte. Merci encore aux Booktrotteuses de m’avoir permis de le découvrir !

Il s’agit du cinquième tome des aventures de Vincent Erno. Je n’ai pas lu les précédents et je n’ai pas été gênée dans ma lecture. Il y a d’ailleurs beaucoup de références des tomes précédents.

C’est un polar court mais très prenant. Au-delà de l’intrigue en elle-même le personnage de Vincent est au cœur de ce roman et j’ai beaucoup apprécié ce personnage loin du cliché du flic alcoolique. Néanmoins, comme tout à chacun il a des blessures personnelles que l’on découvrira au fur et à mesure de la lecture. Cela l’a rendu plus attachant qu’il ne l’est de prime abord. En effet, Vincent est un personnage plutôt discret, secret. Autour de lui gravitent plusieurs personnages, outres les suspects potentiels, à savoir Catherine, sa sœur, mais aussi Fab sa coéquipière. Catherine est un personnage haut en couleurs qui m’a bien fait rire. Les personnages féminins sont très importants dans ce récit. Je pense qu’au final ce n’est pas l’enquête en elle-même qui est mise en avant dans ce polar mais bien les interactions entre les différents personnages. Car outre le passé de la victime qu’il va soulever ce sont aussi les propres souvenirs de Vincent qui vont être mis à rude épreuve.

Je vous conseille fortement de découvrir cette série. Vous l’aurez compris, les tomes précédents ont directement atterri dans ma wishliste.

Bref, dommage que ce fut si court mais ce fut si bon !

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Le Portrait De La Traviata

Le portrait de la traviata est un polar écrit par Do Jinki, traduit du coréen par Kyungran Choi et Delphine Bourgoin et publié aux Éditions Matin Calme.

La Petite Histoire :

Jeong Yumi est retrouvée morte dans son appartement avec un homme qui n’est pas son petit ami. Le commissaire Lee Yuhyeon va enquêter sur ce double meurtre. Mais l’enquête piétine et la police va être aidée par Gojin, un avocat de l’ombre.

L’avis de la Belette :

J’ai trouvé cette enquête très intrigante, qui se déroule sous forme de huis-clos. Un huis-clos non pas au sens strict du terme mais c’est ce que j’ai ressenti en le lisant, un peu comme les Agatha Christie où l’on rencontre tous les personnages et auxquels on songe un à un comme étant chacun le meurtrier. On suspecte tour à tour tous les protagonistes jusqu’à ce final auquel je n’aurais jamais penser.

L’auteur réussit à nous balader du début à la fin nous plongeant dans de fausses pistes mais l’ensemble demeure cohérent.

Les personnages sont intéressants et nous dresse des portraits de la société coréenne pas toujours très reluisants.

Il ne faut pas vous attendre à de l’action à profusion, c’est une enquête plutôt lente qui se dégage ici.

Bref, un polar coréen très agréable à lire !

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The Black November 3ème semaine

Pour cette 3ème semaine du challenge The Black November, il fallait lire des thrillers qui traitent des enfants. J’ai lu 2 livres mais qui malheureusement ne m’ont pas convaincu.

Inexorable de Claire Favan publié aux Éditions Pocket :

De quoi ça cause ? Alexandra voit son mari se faire arrêter de manière brusque à leur domicile en présence de Milo, leur fils. Une arrestation qui marquera Milo et Alexandra … Inexorablement …

Ce que j’en ai pensé ? Ce roman n’est pas un thriller mais plutôt un roman sociétal sur la différence, la notion de bouc émissaire, le fonctionnement des groupes, du harcèlement scolaire et au final tout ce qu’une mère peut faire pour son enfant. Il traite des choix que l’on fait dans sa vie et qui ont des répercussions sur notre entourage et les prochaines générations. Un roman fictionnel mais aussi personnel, peut-être un peu trop pour moi, la préface écrit par son fils nous éclaire sur le choix de la thématique de ce roman. Mais une impression de règlement de comptes avec l’éducation nationale. Des répétitions au début, des longueurs, font que j’ai mis du temps à rentrer dedans. J’ai aussi été déçue par la fin qui m’a laissé sur ma faim. J’ai largement préféré Serre-moi fort.

Réflex de Maud Mayeras publié aux Éditions Anne Carrière :

De quoi ça cause ? Iris est photographe sur des scènes de crimes. Ayant perdu son fils onze ans plus tôt dans des circonstances tragiques, son passé va remonter à la surface avec la présence d’un sérial killer dans sa ville natale.

Ce que j’en ai pensé ? Par où commencer ? Je n’ai pas aimé. Ni le style, ni la narration, à aucun moment l’auteure n’a réussi à m’emporter dans son récit. Récit dans lequel d’énormes invraisemblances m’ont fait lever au ciel et j’ai eu souvent envie de laisser tomber. Le style narratif est très long, très lent, et les révélations ne m’ont absolument pas convaincues. C’est un récit dans lequel je pensais que la photo allait être un élément central et bien non, rien. Je n’ai d’ailleurs pas compris le titre. Je n’ai pas compris non plus la construction, pourquoi être remonter si loin dans la genèse… J’ai eu une impression de surenchère dans les descriptions qui n’ont pas servi à l’histoire. C’est ce que j’avais déjà ressenti en lisant Hématome, du glauque pour du glauque. Un 2ème et dernier essai raté avec cette auteure.

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Art et Décès

Art et décès est un polar écrit par Sophie Hénaff et publié aux Éditions Albin Michel.

La Petite Histoire :

La capitaine Eva Rosière, devenue scénariste, va se retrouver accuser du meurtre du réalisateur. Pour prouver son innocence, elle va être aidée par l’équipe des poulets grillés.

L’avis de la Belette :

Autant vous le dire tout de suite, j’ai été très déçue par ce 3ème tome. J’avais beaucoup aimé le premier tome Poulets grillés, le 2ème Restons groupés s’était un peu essoufflé et pour ce 3ème, le soufflé est retombé.

J’avais trouvé au départ cette équipe de bras cassés attachante. Leurs forces faisaient leur unité. Et cet union, je ne l’ai pas retrouvé ici. J’ai trouvé les comportements très individualistes et les personnages très distants entre eux. Ils ne se passent pas grand chose entre eux.

Cette série est un polar humoristique. Autant le premier tome m’avait fait sourire par différentes scènes, autant ce n’est pas été le cas ici. J’ai d’ailleurs plus souvent levé les yeux au ciel car j’ai trouvé des invraisemblances dans le récit comme amener un bébé sur une scène de crime par exemple. L’intrigue en elle-même met du temps à se mettre en place. J’avais trouvé le coupable rapidement et je ne fus pas surprise par le dénouement. Je ne sais pas si l’auteure a prévu un 4ème tome, mais ce sera sans moi.

Bref un 3ème tome qui m’a ennuyé !