Recettes·Salé

Falafels aux pistaches

Les falafels vous aimez ? Personnellement j’adore. Ces boulettes à base de pois chiches sont assez riches pour vous rassasier le temps d’un repas. Je vous propose aujourd’hui une version avec des pistaches, inspirée d’une recette issue d’un numéro du magazine Veggie !

Ingrédients :

400 g de pois chiches cuits et égouttés

55 g de pistaches décortiquées non salées

1 échalote

1 gousse d’ail pelée et dégermée

Une dizaine de feuilles de menthe

1 c à c de cumin en poudre

3 c à s d’huile d’olive

1 jaune d’oeuf

25 g de farine de pois chiches.

Préparation :

Ciseler les feuilles de menthe. Emincer l’échalote pelée et l’ail. Dans un hachoir, mettre tous ces ingrédients avec les pistaches et hacher. Ajouter les pois chiches, le jaune d’œuf, le cumin et l’huile. Mixer jusqu’à obtenir une pâte homogène.

Ajouter la farine de pois chiches et malaxer bien le tout.

Former des boulettes. Dans un bain de friture, faire revenir vos boulettes entre 3 et 5 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient dorées.

Bon appétit !

Pour les accompagner, vous pouvez faire une petite sauce avec du fromage blanc, du jus de citron, du poivre et des herbes.

Vous pouvez aussi les consommer dans des pains pitas avec des jeunes pousses et des oignons rouges.

Littérature·Thrillers, romans noirs

Petits Meurtres à la Catalane

Petits meurtres à la Catalane, un roman policier d’Antoine Parra aux Éditions Cap Béar.

La Petite Histoire :

Michel Combes est le patron d’un domaine viticole dans les Pyrénées-Orientales. Il est retrouvé assassiné dans son domaine.

Son meilleur ami, Louis Labadie, est soupçonné du meurtre mais il disparaît aussitôt. Fuite ? Kidnapping ? Son avocat va enquêter avec l’aide de Victorienne, la femme de Louis. Ils vont devoir faire vite car les morts s’amoncellent autour d’eux.

L’avis de la Belette :

L’auteur est lui-même originaire des Pyrénées-Orientales où il vit toujours. Il est d’ailleurs maire d’une des villes de cette région : Argelès-sur-mer.

Nous allons suivre l’enquête menée par Laurent, l’avocat de Louis. Et je dois avouer que ceci m’agace souvent dans les romans. D’autant plus qu’ici, les policiers sont mis au second plan et ils passent un peu pour des abrutis. De nombreux clichés sont réunis : des notables, un meurtre, une enquête, une épouse blasée et nymphomane, et un dénouement que l’on voit venir de loin.

L’avantage de ce roman est de vous faire voyager. Si vous ne connaissez pas la région, l’auteur vous la fera découvrir. Si vous la connaissez, vous retrouverez avec plaisir ces lieux que vous aimez (Ah, Collioure ! …).

L’enquête en soit n’a rien d’originale mais le roman se lit vite et bien. Il n’en demeurera ici pourtant rien d’original. Je vous conseille cette lecture plutôt comme un livre de plage,à lire tranquillement en une après-midi.

Bref, j’ai aimé, sans plus !

Littérature·Romans

Le Collier Rouge

Le collier rouge, un roman de Jean-Christophe Rufin aux Éditions Gallimard.

La Petite Histoire :

Au sortir de la Première Guerre Mondiale, Jacques Morlac, un héros de guerre, est emprisonné. Son chien Guillaume aboie dehors jour et nuit en attendant le retour de son maître

Hugues Lantier du Grez, un officier, doit éclaircir les raisons de son emprisonnement et comprendre les liens qui unissent l’homme et l’animal.

L’avis de la Belette :

Un très beau roman, émouvant, rempli d’humanité. Ceci est d’autant plus émouvant que cette histoire est issue d’un fait réel. Il s’agit de l’histoire du grand-père d’un ami de l’auteur.

Dans ce court roman, Jean-Christophe Rufin aborde différents thèmes. Il traite de l’animalité : celle de l’animal mais aussi celle de l’homme, que l’on peut retrouver dans les combats en temps de guerre. On retrouve aussi les valeurs liées aux animaux et principalement aux chiens : la fidélité et la loyauté. Le rapport homme-animal est magnifiquement dépeint.

L’auteur nous montre aussi l’histoire de ces jeunes hommes, paysans, pour qui aller au combat lors de cette guerre ne signifiait pas grand-chose avant d’y être confrontés. Leur combat à eux, c’est la terre, lutter contre les éléments naturels. Ils sont confrontés à une guerre auxquels ils ne sont pas préparés. On voit bien aussi les conséquences que peut avoir la guerre sur ces jeunes gens.

Jean-Christophe Rufin met aussi l’accent sur ces femmes, celles qui attendent le retour de leurs hommes en période de guerre, de ces attentes incertaines. Certaines sont passives et patientent, parfois dans la crainte, d’autres entrent en résistance et décident elles aussi de partir au combat, dans l’ombre.

Un roman qui va droit à l’essentiel, facile et rapide à lire, que je vous recommande fortement.

Bref, j’ai beaucoup aimé !

Littérature·Romans

Une semaine et un jour

Une semaine et un jour, un roman de Marijosé Alie aux Éditions Hervé Chopin.

La Petite Histoire :

Deux femmes, deux époques.Céleste, jeune fille de 15 ans, au temps de la Révolution Française et Soraya, jeune femme errant dans les rues de Paris de nos jours. Cette dernière est une descendante de Céleste et elle va découvrir sa vie au travers d’un cahier, son journal intime.

L’avis de la Belette :

Comme dit précédemment, ce roman est une double temporalité. On suit la vie de Céleste devant quitter les îles avec son père et Nanou, sa nourrice, pour la France. Nous sommes en 1788 et le peuple commence peu à peu à s’insurger et la tension monte progressivement. On la suit dans ses amours, ses amitiés au sein de la noblesse française de l’époque.

Soraya erre dans les rues de Paris de nos jours. Elle se rapproche des plus démunis alors qu’elle montre les signes d’une personne issue d’un milieu aisé. Cette temporalité m’a le plus gênée. J’ai compris rapidement ce qui faisait que Soraya errait. Car outre son errance que l’on suit de quartiers en quartiers, il y a aussi ses errances psychologiques. L’ensemble est brouillon et relativement mou. Je me suis ennuyée au cours de ma lecture, sauf peut-être la fin que j’ai trouvé plus cohérente.

J’ai plus apprécié la partie concernant Céleste, peut-être grâce au contexte historique. Autant j’ai apprécié le long du cheminement de Céleste, assez romanesque, autant j’ai trouvé le final de cette partie moins abouti. Les événements de la Révolution Française sont plus que survolés et j’aurais aimé accompagné Céleste un peu plus dans cette période de l’Histoire.

Céleste est une aïeule de Soraya. J’aurai apprécié qu’il y ait plus de parallèles entre les 2 histoires de vies. Je n’en ai que peu vus : la ville de Paris ? Le fait pour ces 2 femmes de subir les événements ? Leurs confrontations avec les plus démunis ? Soit il y en avait plus et je n’ai rien vu, soit il n’y en avait pas et alors je m’interroge sur la finalité de ce roman. A mon sens, chaque histoire aurait mérité son propre roman.

Bref, je suis mitigée !

J’ai reçu ce roman dans le cadre de la masse critique Babélio. Je les remercie ainsi que la maison d’édition pour l’envoi de ce livre.

Littérature·Témoignages

Une vie bouleversée

Une vie bouleversée suivi de lettres de Westerbork d’Etty Hillesum aux Éditions Points.

Etty Hillesum est une jeune femme juive hollandaise de 26 ans. Elle se destine à devenir écrivain mais les événements historiques tragiques vont la mener dans le camp de Westerbork, où elle travaillera, jusqu’à Auschwitz où elle décèdera à l’âge de 27 ans.

Ses écrits débutent en 1941 et les mesures envers les juifs sont de plus en plus restrictives. Néanmoins, le contexte historique n’est pas très développé ici. Nous suivons les événements, mais à distance.

Le cœur de cet ouvrage demeure les réflexions d’Etty, ses questionnements intérieurs. La spiritualité prendra une place de plus en plus importante dans ses écrits. Ses réflexions sont très pertinentes sur la vie, l’amour, la littérature, et lucides sur le monde qui l’entoure. Ils témoignent d’une jeune femme très intelligente.

Ce témoignage est d’une écriture assez exigeante, j’ai du le lire dans des moments où je savais que je pouvais me concentrer. Exigeante, mais bouleversante.

J’ai relevé de nombreuses citations dans ce récit, je vous en livre ici quelques-unes :

« Il faut si peu de mots pour dire les quelques grandes choses qui comptent dans la vie ».

« Cette peur de ne pas tout avoir dans la vie, c’est elle justement qui vous fait tout manquer. Elle vous empêche d’atteindre l’essentiel ».

« L’absence de haine n’implique pas nécessairement l’absence d’une élémentaire indignation morale ».

« Peut-être toute vie a-t-elle son propre sens et faut-il toute une vie pour découvrir ce sens ».

Bref, j’ai bien aimé !