La ferme des animaux

La ferme des animaux, fable politique de George Orwell aux Éditions Folio.

La Petite Histoire :

Dans une ferme, les animaux ont la parole. Dominés par les hommes, ils se révoltent et chassent ces derniers. Ils construisent alors leur propre société. Or, les cochons prennent le pouvoir et dictent les lois, quitte à les modifier à leurs profits, pour leur propre confort, aux détriments des autres animaux.

Et si cette société au final ressemblait à celle des hommes ?

L’avis de la Belette :

Ce court roman est une satire des régimes totalitaires et autoritaristes. L’auteur en a fait un parallèle avec la révolution russe de 1917.

Après la révolte, les animaux sont tous égaux et libres mais les personnalités s’affirment peu à peu et celles plus affirmées prennent le pouvoir.

Il nous montre que quand parfois le peuple se révolte cela peut se retourner contre lui-même. Il apporte une réflexion sur la liberté, les conséquences d’une révolte, la manipulation ainsi que sur le pouvoir et l’influence des groupes.

A la fin, les hommes et les animaux se ressemblent dan leurs attitudes, leurs comportements, et on a du mal à distinguer qui est qui.

C’est un livre court, qui se lit facilement. Une lecture intéressante notamment pour les ados afin de comprendre ce type de régime politique. Néanmoins, j’ai trouvé les personnages un peu trop stéréotypés et caricaturaux.

Bref, j’ai bien aimé !

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Truismes

Truismes, roman fantastique de Marie Darrieussecq aux Éditions Folio.

Marie Darrieussecq est une auteur française. Ce roman a été très plébiscité lors de sa sortie en 1996.

La Petite Histoire :

Une jeune femme plutôt jolie va se transformer progressivement en truie et cela va bouleverser sa vie. Elle va devoir faire face à de nombreux changements : physiques, alimentaires, professionnels.

L’avis de la Belette :

Comme vous le savez à présent, le fantastique n’est pas trop mon genre de prédilection. Je trouvais intéressant ce postulat de départ sur le thème de la métamorphose. Je m’attendais à un roman dans la même veine que « La Métamorphose » de Kafka que j’avais adoré. Or, il n’en est rien pour moi.

Même si j’ai apprécié l’écriture de l’auteure, je n’ai pas apprécié le fond de son roman. Ce thème de la métamorphose n’est à mon sens pas assez exploité. Je n’ai pas compris pourquoi et de quel fait, la narratrice pouvait parfois redevenir « humaine ».

Marie Darrieussecq nous parle aussi de la condition féminine, de l’utilisation des femmes en tant que « corps-objet », ainsi que du rapport au corps et du regard de la société face aux changements physiques des femmes.

J’ai trouvé l’ensemble du roman assez glauque et un peu trop sexualisé à mon goût… En toile de fond cette question : Y-a-t-il un animal derrière chaque Homme ?

Bref, je n’ai pas aimé !

Un fils parfait

Un fils parfait, roman de Mathieu Ménégaux aux Éditions Points.

La Petite Histoire :

Daphné écrit à sa belle-mère Élise, pour lui parler de Maxime, mari de Daphné et fils d’Élise.

Tout a débuté comme un conte de fée. Maxime est beau, attentionné auprès de Daphné et de leurs 2 filles, une bonne situation professionnelle. Un bonheur idyllique…

Le tableau s’assombrit lorsque Daphné va s’apercevoir de la face sombre de Maxime. Elle sera prête à tout pour protéger ses filles et elle de cet homme. Elle s’en ouvre à Élise dans cette lettre. Maxime est un fils parfait … Vraiment?

L’avis de la Belette :

Mathieu Ménégaux m’avait déjà mis une claque dans son premier roman « Je me suis tue » dont j’ai parlé ici : https://www.instagram.com/p/BtvAH9CIWZa/ . Il en est de même avec « Un fils parfait ».

Ce court roman est écrit de main de maître, maîtrisé de bout en bout. C’est un roman poignant, bouleversant.

Très intense, l’auteur sait aborder avec sensibilité et émotion un sujet sensible. Ce que j’admire chez cet auteur, c’est cette capacité à se projeter avec finesse et justesse dans les sentiments féminins. J’ai encore une fois ici, comme dans « Je me suis tue », eu l’impression que ce roman aurait pu être écrit par une femme, tellement cela sonne juste.

On voit Daphné passer par plusieurs phases : le déni, le rejet, le dégoût, la culpabilité et l’acceptation ce qui va la pousser à agir. Cette culpabilité, Daphné la ressent du fait de n’avoir pas vu, pas cru ses filles mais aussi d’avoir privilégié sa carrière professionnelle au détriment de ses filles. Elle va se retrouver seule contre tous face à cet homme pervers, manipulateur. Un roman sur le combat d’une mère.

Néanmoins, c’est un roman dans lequel j’ai eu la nausée tout au long, pas seulement par rapport aux agissements de Maxime, mais aussi par rapport aux injustices de la machine judiciaire et policière. L’auteur dénonce le fait qu’à partir du moments où l’on a une situation personnelle aisée et des relations, on peut passer entre les mailles du filet et abuser de sa position. Ce que Maxime va faire, quitte à faire passer Daphné pour folle, but auquel il va malheureusement arriver.

Je n’ai pas d’enfants mais ce livre m’a mis les larmes aux yeux alors j’imagine à quel point ce roman peut être encore plus bouleversant pour des parents.

Avec cette question : et vous, jusqu’où iriez-vous pour protéger vos enfants ?

Ce roman a été adapté en téléfilm, « Un homme parfait », que je n’ai pas vu. Il me tarde de me procurer son 3ème roman : « Est-ce ainsi que les hommes jugent ? »

Bref, un coup de cœur, coup de poing !

Le Signe des Quatre

Le Signe des Quatre, une enquête de Sherlock Holmes, roman policier de Sir Arthur Conan Doyle, aux Éditions Le livre de Poche.

La Petite Histoire :

La vie s’écoule paisiblement au 221 b Baker Street, lorsque Mary Morstan vient demander de l’aide à nos 2 acolytes. Watson tombe sous son charme..

Mary reçoit depuis quelques années une perle précieuse une fois par an. Un rendez-vous lui est fixé et elle demande à Holmes et Watson de l’accompagner.

Cette folle aventure va les mener tout au long de la Tamise.

L’avis de la Belette :

Tome 2 des aventures de Sherlock Holmes, on découvre la future femme de Watson ainsi que l’addiction de Holmes à la drogue.

Ce dernier impressionne par son sens aiguisé des déductions. Jusqu’au bout de l’intrigue, il m’aura encore eu. Que ce soit dans les livres de Sherlock Holmes ou ceux d’Hercule Poirot, je n’arrive jamais à trouver le coupable..

On ressent un lien plus profond entre les 2 hommes par rapport au premier opus (L’Étude en rouge dont j’avais parlé ici : https://www.instagram.com/p/BxvDsJHI26s/ ). L’amitié se consolide et se fait plus intense, la complicité est au rendez-vous.

L’auteur nous fait de nouveau voyager entre Londres et les Indes. J’ai trouvé les explications un peu longuet, ce qui fait que j’ai moins apprécié ce tome par rapport au premier. De plus, les différents personnages font que je me suis perdue un peu par moments.

J’ai trouvé toutefois un peu longuet les explications, ce qui me fait moins bien aimé ce tome 2 par rapport au premier.

Bref, j’ai bien aimé !

Cannelés à l’Abondance

Je vous propose aujourd’hui une recette de cannelés au fromage, l’Abondance. Ce fromage français au lait de vache cru est fabriqué exclusivement en Haute-Savoie, dans la vallée de l’Abondance, dans le village du même nom. Avec peu d’ingrédients et facile à préparer, cette recette ravira les amateurs de fromage. Cette recette est pour 3-4 personnes, soit environ une dizaine de cannelés selon la taille de vos moules.

Ingrédients :

150 g d’abondance

50 g de farine

25 cl de lait

1 œuf + 1 jaune

Préparation :

Faire bouillir le lait.

Dans un saladier, fouetter les œufs, saler et poivrer.

Ajouter la farine et mélanger de nouveau.

Incorporer l’Abondance en petits morceaux. Mélanger.

Ajouter le lait bouilli et fouetter énergiquement.

Répartir la préparation dans les moules à cannelés en les remplissant aux 3/4. Faire cuire pendant 15 minutes à 250°C sans préchauffage, puis pendant 40 minutes à 175°C.

Bon appétit !

Le joueur d’échecs

Le joueur d’échecs, nouvelle de Stefan Zweig aux Éditions Le Livre de Poche.

Cette nouvelle a été publiée à titre posthume, l’auteur s’étant suicidé l’année précédente.

La Petite Histoire :

Le narrateur se trouve à bord d’un bateau en direction de l’Argentine. A son bord se trouve aussi un champion d’échecs : Mirko Czentovic. Après avoir été battu par le champion au cours d’une partie, un mystérieux passager, Mr B., se voit mettre au défi face au champion et ce à cause des connaissances concernant ce jeu qu’il a mises en avant.

L’avis de la Belette :

On suit ici l’histoire de 2 personnages. Czentovic, le champion d’échecs, qui est un très bon joueur mais qui a une personnalité particulière, un peu solitaire. Mr B. est au contraire plus discret mais assez énigmatique.

Un livre court, brillant et efficace, dans lequel l’auteur a su parler de différents thèmes en très peu de pages.

Stefan Zweig réussit à faire un parallèle entre le génie et la folie.

Il traite aussi de la passion du jeu. Jusqu’où celle-ci peut mener ? Peut-il détruire ? De quelle façon ? Le jeu est à la fois vu comme un plaisir, une passion, voire même parfois comme un métier à part entière.

Il a su aussi faire un parallèle avec le conflit mondial de l’époque. Ce livre a été publié en 1943 alors que l’auteur s’est suicidé en 1942 car il avait peur de la montée croissante du nazisme. Il a su retracer avec justesse l’ambiance pesante de cette époque en n’hésitant pas à évoquer les tortures nazies.

Bref, j’ai beaucoup aimé !

Salade quinoa – haricots verts

On continue avec mes idées de recettes de salades estivales. Aujourd’hui, je vous propose une salade complète avec du quinoa et des haricots verts. Cette recette est pour 2 personnes.

Ingrédients :

30 g de quinoa

100 g de haricots verts (en conserve ici)

20 g de noisettes

1 c à s de vinaigre de vin

2 c à s d’huile d’olive

1/2 c à c de curry en poudre

Ciboulette

Préparation :

Faire cuire le quinoa avec le curry dans une casserole d’eau salée pendant 12 à 14 minutes.

Bien égoutter. Le mélanger avec les haricots dans un saladier. Si vous utilisez des haricots frais, les équeuter et les introduire avec le quinoa pour 7 à 8 minutes de cuisson.

Ajouter la ciboulette et les noisettes grossièrement concassées. Mélanger de nouveau.

Verser l’huile et le vinaigre, saler, poivrer, mélanger et déguster !

Bon appétit !

Astuce :

Si le croquant des noisettes vous dérangent, vous pouvez les mixer en poudre et les ajouter à la préparation, c’est tout aussi bon.