Littérature·Thrillers, romans noirs

Raisons Obscures

Raisons obscures, un roman noir d’Amélie Antoine chez XO Éditions.

La Petite Histoire :

Voici 2 familles d’apparence banale : la famille Kessler et la famille Mariani. Parfois les apparences sont trompeuses et ces 2 familles vont se retrouver confrontées à un drame …. Pour des raisons obscures.

L’avis de la Belette :

Tout d’abord, ne lisez pas la 4ème de couverture, très spoilante. Et faites attention aux avis publiés sur le net, certains dévoilent la thématique de ce roman, ce qui est dommage. Éviter de les regarder avant de lire ce livre.

Ce livre se compose de 2 parties. Le prologue nous annonce que déjà un drame se prépare mais nous ne savons pas lequel. Ce prologue est repris au début de la 2ème partie. On va remonter le fil du temps de ces 2 familles pour comprendre ce qu’il s’est passé

Dans la première, on suit la vie quotidienne de ces 2 familles, avec ses petits et gros tracas. Tout d’abord la Famille Kessler avec Lætitia, Yanis et leurs 3 enfants. Le couple a déménagé pour se rapprocher de la famille et de la région natale de Lætitia. Elle semble plus épanouie et va retomber par hasard sur son amour de jeunesse. Dans la famille Mariani, Claire et Frédéric ont 2 enfants. Claire vient de se mettre à son compte à domicile et va être dérangée par son voisin. Quant à Frédéric, il ne dit pas tout à sa femme concernant son emploi.

Yanis et Frédéric vont se côtoyer à la chorale des parents de l’école de leurs fils respectifs.

Une tension palpable qui monte crescendo car on sent quelque chose de sous-jacent sans arriver à mettre le doigt dessus. Une première partie plus roman contemporain, Amélie Antoine pose les jalons pour la suite. Dans la 2ème partie, c’est là que tout se joue, que tout bascule. On suit plus précisément un membre de chaque famille. J’ai très vite compris vers quelle thématique l’auteure nous dirigeait. Je m’imaginais le pire et pourtant ce récit est pire que vous ne pourrez vous l’imaginer. On souffre avec ces personnages. J’avais vu juste et pourtant j’ai été emportée, tournant les pages avec fébrilité.

Un roman documenté et instructif, efficace et extrêmement réaliste, à un point tel que ça en est glaçant. D’une façon ou d’une autre, vous n’en ressortirez pas indemne. J’en suis ressortie chamboulée.

Un roman noir sur l’adolescence, sur la communications dans les familles. Un livre essentiel qui peut permettre d’ouvrir le dialogue en famille sur cette thématique.

Bref, c’est un coup au cœur !

Littérature·Thrillers, romans noirs

Sine Qua Nonne

Sine qua nonne, un policier de Pierre Guinot-Deléry, publié en auto-édition.

La Petite Histoire :

Bienvenue à Peyrenac, petite ville paisible du sud-ouest de la France! Paisible? Pas tant que ça, car depuis quelque temps les évènements s’enchaînent. Le meurtre d’une femme, l’agression d’un syndicaliste d’une entreprise et aussi celle de l’entraîneur de foot local, rythment désormais la vie de cette ville.

Belonski, policier nouvellement muté dans cette ville, va devoir s’atteler à résoudre cette croissance de violence, avec une équipe autour de lui peu expérimentée en matière de criminalité.

L’avis de la Belette :

Les agressions, le meurtre et d’autres évènements vont perturber la tranquillité de cette petite ville. Tous ces faits sont liés et on va découvrir de quelle façon au fur et à mesure des pages. Les réalités sociales y sont bien décrites.

Nous voici ici avec un policier politique simple mais efficace. Ma lecture a été fluide et l’intrigue est solide et crédible. L’auteur se dit être influencé par Frédéric Dard et cela se ressent un peu dans sa plume.

Le seul petit bémol vient des personnages, non pas en eux-mêmes mais leur nombre. J’ai eu un peu de mal à me repérer au début. Et ce d’autant plus que nous n’avons pas de descriptions physiques. Nous les connaissons uniquement par leur aspect psychologique, somme toute assez bien travaillé. Une fois mes repères pris, je me suis notamment attachée au personnage de Belonski. Ce policier, qui semble tourmenté, a été muté dans cette ville suite à un incident que l’on découvrira au cours de la lecture.

Il y aussi Jérôme Lantiac, un journaliste avec lequel Belonski va créer un lien de confiance. Il va mener l’enquête de son côté et les 2 hommes vont s’échanger quelques informations qui permettront de faire avancer l’enquête.

Et puis, il y a cette famille, la famille Lestaing, qui semble régner sur cette bourgade. On va découvrir les différentes relations de cette famille : qu’elles soient intrafamiliales, avec les syndicalistes de leur entreprise mais aussi avec le milieu politique.

Au final, différentes sphères vont se rejoindre : la sphère judiciaire, politique et financière.

Bref, j’ai bien aimé !

J’ai reçu ce livre dans le cadre d’un service presse sur le site Simplement Pro. Je remercie le site et l’auteur pour leur confiance.

Littérature·Thrillers, romans noirs

Les Mafieuses

Les Mafieuses, un roman noir de Pascale Dietrich aux Éditions Liana Levi.

La Petite Histoire :

Léone Acampora, mafieux de la région grenobloise à la mémoire vacillante, tombe dans le coma, d’où il n’en ressortira pas. Avant de partir, il a donné des ordres qui vont mettre en danger Michèle, sa femme et ses 2 filles, Dina et Alessia.

L’avis de la Belette :

J’ai rencontré l’auteure lors du salon Les Gueules Noires du Polar à la Librairie de Paris à Saint-Étienne en novembre dernier. Elle participait à une table ronde avec Luc Plamondon autour des femmes dans le polar.

Je ne la connaissais pas et j’ai beaucoup apprécié son dynamisme, son humour et le fait qu’elle mette en avant des femmes dans son roman. En effet, souvent dans cette littérature, elles sont soit sous-représentées, soit stéréotypées et il est difficile de s’identifier à elles. Ici, c’est le cas car elles nous ressemblent.

Elle nous retrace ici l’histoire de 3 femmes, différentes mais fortes à la fois, au cœur de la mafia.

Tout d’abord, il y a Michèle, la femme de Léone, une mère protectrice envers ses enfants mais aussi envers son mari. Souvent, les épouses de mafieux se retrouvent entre elles et elles règlent les petits différents entre eux. La mafia, c’est aussi une affaire de femmes! « Derrière chaque grand homme se cache une femme ». On se rend compte que ces femmes doivent tout gérer quand leur homme est en prison : les affaires et l’aspect financier en plus des tâches quotidiennes. Elles sont le pilier des transmissions des valeurs mais aussi des arrangements dans les relations.

Le couple a 2 filles. Dina, la plus jeune, est à distance de l’organisation. Séparée depuis peu, elle travaille dans l’humanitaire, pensant avoir trouvé une voie juste et honorable. Mais elle va vite perdre ses illusions et la mafia n’est jamais bien loin.

Quant à Alessia, l’aînée, c’est une femme à plusieurs casquettes : pharmacienne, sa couverture officielle qui lui sert dans son activité annexe, narcotrafiquante. Mère de 2 ados qui ne connaissent pas ses activités illégales, elle brigue la succession de son père et essaie de se faire une place dans ce monde d’hommes.

Un roman qui parle des femmes mais qui n’est pas féministe pour autant.Pascale Dietrich nous parle de la violence insoupçonnée des femmes, que généralement celle-ci s’exerce plus dans l’intentionnalité, ce n’est jamais de la violence gratuite. Elle nous parle aussi de ces femmes mafieuses qui se font moins prendre que les hommes, étant plus discrètes

C’est un roman noir avec de l’humour et du suspense qui est bien construit et que j’ai littéralement dévoré. Pascale Dietrich est une auteure que je vais suivre de plus près. Un petit bémol, il est juste un peu trop court, j’en aurais voulu plus.

A savoir, ce roman va être adapté prochainement au cinéma.

Bref, j’ai beaucoup aimé !

Recettes·Salé

Burgers aux galettes de haricots rouges

Pour changer des burgers traditionnels, je vous propose cette recette de burger végane, issu du magazine Veggie!. Cette recette est pour 2 personnes.

Ingrédients :

2 pains à burgers

2 feuilles de salade

1 tomate

sauce barbecue

200 g de haricots rouges cuits et égouttés

1 petit oignon

1 c à s de farine

1 c à c de paprika

1 c à s d’huile d’olive

Préparation :

Pour la préparation des galettes, mixer les haricots rouges avec l’oignon, la farine, le paprika. Saler et poivrer. Mixer mais grossièrement, histoire que ce ne soit pas trop lisse et que vous puissiez façonner des galettes.

Former 2 galettes et les faire revenir dans l’huile d’olive. les faire dorer sur chaque face pendant une dizaine de minutes.

Faire préchauffer les pains au four.

Préparer les burgers. Mettre la sauce, la salade, tomate, steak végétal, sauce et pain. C’est prêt !

Astuce :

Pour rester dans le même esprit, les manger avec des frites de patate douce.

Les galettes peuvent aussi se consommer seule avec une salade par exemple.

Littérature·Romans

Mécréant

Mécréant, un roman fantastique de Patrick Haddad et Isabelle Anderson, aux Éditions Librinova.

La Petite Histoire :

Daniel Dana est un médecin français qui vient de prendre sa retraite. Voulant rester actif, il s’engage dans l’humanitaire et part en Syrie. Or, il va se retrouver aux prises de Daech.

L’avis de la Belette :

Ce roman m’ a été proposé en service presse par Librinova, que je remercie pour l’envoi et leur confiance. J’appréhendais cette lecture de par le thème évoqué mais curieuse en même temps de savoir de quelle façon ce sujet allait être traité. Ce roman se déroule en 2 parties distinctes. Dans la première partie, on suit le médecin dans les dédales de Daesh. La seconde partie est plus fantastique.

La première partie est très bien documentée et sans parti pris. J’ai beaucoup appris sur ce qu’il se passait en Syrie. Cette partie est assez violente de par les tortures vues ou subies par le Dr Dana. Car en effet, il sera emprisonné, torturé, malmené. Néanmoins, il va avoir un guide, un français infiltré sous couverture des renseignements généraux. Cet homme va le guider dans les coutumes, les principes, le mode de fonctionnement de cette organisation. J’ai beaucoup appris sur l’embrigadement, la soumission, la place des femmes. Ces dernières sont traitées comme des objets. Il voudra sauver l’une d’elles mais elle le trahira. Il connaîtra alors le sort réservé aux mécréants.

La seconde partie est plus fantastique. Je ne suis pas adepte de ce genre littéraire, mais même si cela provoque une rupture avec la première partie, cela ne m’a pas dérangé. Et ce parce que ce côté n’est pas trop accentué.

Un voyage qui aura chamboulé Daniel et qui verra le monde qui l’entoure différemment. Aucun jugement n’est émis tout au long de ce roman, juste des questionnements.

Un roman que j’ai bien apprécié dans la façon dont est traité ce sujet ô combien sensible.

Bref, j’ai bien aimé !