Littérature·Romans

Le Voyant

Le Voyant, une biographie de Jacques Lusseyran écrite par Jérôme Garcin aux Éditions Gallimard.

La Petite Histoire :

Jérôme Garcin retrace la biographie de Jacques Lusseyran, un résistant français aveugle.

L’avis de la Belette :

Jacques Lusseyran est un résistant français. Il est devenu aveugle accidentellement à l’âge de 8 ans. Doté d’une volonté incroyable, il fera tout pour essayer de surpasser son handicap. Ceci va notamment le servir lors de la Seconde Guerre Mondiale, lorsqu’il entrera dans la Résistance. Il sera malheureusement déporté à Buchenwald, d’où il sortira vivant. Très intelligent, il se questionnait énormément sur la vie, le sens de celle-ci. Jacques Lusseyran étant féru de littérature, il retrace sa biographie dans un livre Et la lumière fût.

Je ne connaissais pas Jacques Lusseyran avant la lecture de ce livre. Impatiente de découvrir la vie exceptionnelle de cet homme méconnu, j’ai été décontenancée par le style employé ici par Jérôme Garcin. J’ai trouvé le style assez pompeux. On ressent l’admiration qu’il porte à cet homme et pourtant il n’a pas réussi à me faire ressentir de l’empathie pour lui. L’écriture est telle que j’ai senti comme une mise à distance, on ressent une certaine subjectivité dans ses propos. De plus, j’ai trouvé que l’auteur parlait vite de certains faits (sa détention à Buchenwald) alors qu’il s’attardait sur des détails insignifiants. En effet, connaître la vitesse du bateau qui a conduit jacques Lusseyran aux États-Unis ne m’a pas aidé à mieux connaître cet homme.

Bref, je pensais ce récit passionnant, il a été ennuyant. Il a néanmoins le mérite de m’avoir fait découvrir jacques Lusseyran dont il me tarde de lire Et la lumière fût.

Restaurant

Une île bien tranquille

Une île bien tranquille, un roman de Pascale Dietrich aux Éditions Liana Levi.

La Petite Histoire :

Edelweiss revient sur l’île de Trevedic, l’île de son enfance, suite au décès de son père, tombé d’une falaise. Edelweiss trouve cette circonstance troublante et va mener l’enquête : meurtre ou accident ?

L’avis de la Belette :

Pascale Dietrich est une auteure que j’ai rencontré lors du salon les gueules noirs du polar à la Librairie de Paris à Saint-etienne. Je l’avais trouvé pétillante, drôle, et elle disait mettre les femmes à l’honneur dans ses romans. Je m’étais procurée à l’époque Les Mafieuses, que j’ai chroniqué ici : https://labelettestephanoise.home.blog/2020/01/09/les-mafieuses/. J’avais déjà beaucoup aimé ce roman et lors de mon dernier séjour à Paris, j’ai trouvé ce titre à tout petit prix.

Les descriptions du départ vous mettent dans l’ambiance de cette île, on sent les embruns , on caresse les fleurs, … On se sent bien. Mais au fur et à mesure de notre lecture, nous allons nous rendre compte que cette île n’est pas si tranquille que ça. Edelweisss va se rendre compte que souvent, les souvenirs d’enfance restent figés. On a du mal à se dire que le temps passe et que tout évolue : nos amis, notre famille, les lieux que l’on connaît et Edelweiss va être troublée par ces changements. Non seulement, elle va se rendre compte que les caractères ont changé mais que c’est aussi le train de vie de toute l’île qui s’est modifié et qui va l’interpeller. Que reste-t-il de l’île de son enfance ? C’est un roman sur les souvenirs d’enfance, sur ce qui nous en restent.

Ce fût une lecture agréable et plaisante avec des personnages attachants. J’ai adoré le regard que porté Edelweiss sur elle, son mec, ses connaissances. J’ai aimé retrouvé l’humour de l’auteure, la place qu’elle attribue aux femmes dans ses romans, qui ne sont pas cantonnées aux rôles de femmes passives, soumises. C’est définitivement une auteure que je vais suivre d’encore plus près.

Bref, j’ai beaucoup aimé !

Littérature·Romans

Quel Brontë êtes-vous ?

Quel Brontë êtes-vous ? est un roman d’Anna Feissel-Leibovici aux Éditions Librinova.

La Petite Histoire :

L’auteure retrace le parcours de la famille Brontë.

L’avis de la Belette :

J’ai lu ce roman dans le cadre du Jury des Lecteurs Librinova.

Des Brontë, je ne connaissais pas grand-chose à part le prénom de 2 sœurs : Charlotte et Emily. Je n’ai jamais lu aucun de leurs romans. Les récits romanesques du 19ème siècle, très peu pour moi. Et puis ce sont des romans qui me faisaient peur, que j’appréhendais d’ouvrir, de crainte de m’y ennuyer.

Ici l’auteure nous parle de cette famille Brontë qui ne se résume pas qu’à ces 2 personnes. En effet, une 3ème sœur, Anne, et un frère, Branwell, complètent cette famille. Élevés par leur père révérend , une tante et une nurse, ces enfants ont démontré très tôt leurs aptitudes dans l’écriture. Cette famille au destin si tragique : le décès jeune des 3 sœurs, les dépendances de Branwell. L’auteure nous les dévoile au fur et à mesure de son pèlerinage à Haworth, village où demeuraient les Brontë. Elle est arrivée à m’immerger dans l’atmosphère de l’époque dont elle nous dévoilés les mœurs de cette période.

En véritable passionnée, elle se déclare elle-même Brontëmaniaque, l’auteure nous livre un récit passionnant. Ce n’est pas un récit chronologique, elle établira les faits au fur et à mesure de son voyage.

On découvrira les passions de ces enfants pour la littérature, l’écriture, et la peinture (saviez-vous que Branwell peignait ?).

L’auteure a réussi à m’avoir donné l’envie de découvrir une des œuvres de cette famille. Après mes recherches, je pense me procurer La recluse de Wildfell Hall. Si vous l’avez lu, n’hésitez pas à me donner votre avis. Je cherche aussi des biographies plus complètes de cette famille mais qui soient accessibles en terme de lecture, si vous en connaissez…

Bref, j’ai beaucoup aimé !

Littérature·Thrillers, romans noirs

Au Fond de l’Eau

Au fond de l’eau, un thriller de Paula Hawkins chez Sonatine Éditions.

La Petite Histoire :

À Beckford, Nel est retrouvée morte dans une rivière, tristement appelée le Bassin aux noyées. De nombreux décès sont survenus à cet endroit et Nel enquêtant sur eux. Nel s’est elle suicidée ou a-t-on voulu la faire taire ?

L’avis de la Belette :

De Paula Hawkins, je n’ai lu que La fille du train que j’avais beaucoup aimé.

Ici malheureusement, ça ne l’a pas fait. Des le départ, les personnages se multiplient. Les chapitres changent en fonction d’eux. J’ai mis un temps fou à faire des liens entre eux, à savoir qui était qui. De plus chaque chapitre est à la première personne. A la fin « je » ne savais plus où j’en étais. Et puis tous ces chapitres sont écrits dans le même style, tous les personnages parlent de la même façon, ce qui n’aidait pas pour les différencier.

On suit donc ici beaucoup de personnages mais principalement 3 femmes : Nel, sa sœur Julia et sa fille Katia. Chacune à des choses à cacher et on va découvrir peu à peu leurs secrets. Je n’ai réussi à m’attacher à aucun de ces personnages. Je les ai souvent trouvé plus agaçantes qu’autre chose.

Le thème de l’eau est omniprésent, tellement que ça en devient étouffant. Par ailleurs, j’ai deviné le dénouement bien avant la fin, il n’y a eu aucun suspense pour moi.

C’est en terme d’ambiance que l’auteure sait y faire. Elle arrive bien à décrire l’ambiance de ces petites villes où tout le monde se connaît, chacun à ses petits secrets mais pour lesquels tout le monde est au courant mais n’en parlent pas.

Bref, ce n’est pas mauvais car ça se lit bien mais ce n’est pas celui que je vous conseillerais en premier pour cette auteure.

Recettes·Sucré

Far Breton

Qui dit confinement, dit plus de temps pour cuisiner et bien sûr pour faire aussi bien du sucré que du salé. Il me restait quelques pruneaux et je suis tombée sur cette recette d’Hervé ( https://www.hervecuisine.com/recette/far-breton-aux-pruneaux-facile/# ) dont je me suis inspirée. Ce que j’ai apprécié dans cette recette, c’est la fermeté du flan. Une très bonne base que je n’hésiterais pas à refaire.

Ingrédients :

200 g de farine

100 g de sucre

4 œufs

1 gousse de vanille

100 g pruneaux (c’est ce qui me restait mais il en manquait un peu)

60 cl lait d’amande

Préparation :

Préchauffer le four à 190°C.

Dans une casserole, faire bouillir le lait avec la gousse de vanille fendue. Couvrir et laisser infuser.

Pendant ce temps, mélanger les œufs et le sucre. Ajouter la farine, mélanger et ajouter le lait à la vanille (sans la gousse).

Dans un moule en silicone, mettre la préparation et intégrer les pruneaux.

Enfourner pour 40 minutes. Laisser refroidir puis le mettre au frigo avant de déguster.

Bon appétit !