Littérature·Romans graphiques

L’Adoption

L’Adoption, Tome 1 et 2. Une bande dessinée de Zidrou et Arno Monin aux Éditions Grand Angle.

La Petite Histoire :

Qinaya, une petite fille péruvienne, est adoptée par une famille française. Cette arrivée chamboule la famille et notamment Gabriel, le grand-père. Très peu présent en tant que père, il va prendre ce nouveau rôle beaucoup plus au sérieux qu’il ne le montrait de premier abord…

Je ne vous résumerais pas le tome 2, cela serait trop spoilant si vous n’avez pas lu le premier tome.

L’avis de la Belette :

Mon avis sera plus centré sur le premier tome. Ce que je peux juste vous dire, c’est que j’ai préféré le premier opus au second. Je m’attendais à un 2ème tome sur la quête des origines mais on part sur tout autre chose. La problématique abordée n’est plus vraiment la même et je ne m’attendais pas à la direction qui a été prise. Du coup, j’ai été un peu déçue.

Ce premier tome est un petit bijou. Les dessins sont magnifiques, tout comme les couleurs. Et parfois, ils se suffisent à eux-mêmes, les émotions s’en dégagent, comme une évidence.

Les dialogues sont savoureux, souvent drôles. Une bande dessinée touchante, juste, qui vous fera passer d’une comédie à un drame. J’ai beaucoup aimé la manière dont se sont tissés les liens entre Gabriel, ce grand-père ronchon et la petite Qinaya, qui découvre la France et sa nouvelle famille.

Cette bande dessinée montre la difficile intégration des enfants adoptés, notamment lorsqu’ils sont de culture différente. Mais que celle-ci est grandement facilitée par tout l’amour qui leur est apporté. Mais cette BD montre aussi la difficulté de ces couples en mal d’enfant, qui sont parfois prêts à tout pour aboutir à leur désir d’enfant. Une excellente bande dessinée sur l’adoption mais aussi sur les liens familiaux.

Bref, c’est un coup de cœur pour le premier tome et un avis plus mitigé pour le 2ème, notamment en terme de scénario, les dessins étant tout aussi magnifiques que dans le 1er !

Littérature·Thrillers, romans noirs

Illusion tragique

Illusion tragique, roman noir de Gilda Piersanti aux Éditions Le Passage.

La Petite Histoire :

Mario, 10 ans, espionne son voisin, Mr Ruper, avec son copain Ricardo. Ce voisin est un peu particulier, il donne le bain tous les soirs à sa femme. Un soir, pour en savoir plus, les 2 garçons, s’introduisent à l’intérieur de l’apparteemnt de Mr Ruper pour découvrir qui est cette femme mystérieuse. Mais Mr Ruper rentre ce soir-là plus tôt que prévu. Un drame va se produire.

L’avis de la Belette :

Un roman noir original dans sa narration et sa construction. L’auteure joue avec nous à essayer de démêler le vrai du faux. On suit 2 histoires parallèles : celle de Mario, et celle d’Elisabeta (je vous laisserais découvrir par vous-même qui elle est). Autant la première histoire m’a convaincu, autant, dans la 2ème, j’ai ressenti quelques longueurs. J’ai eu parfois l’impression de tourner en rond. L’alternance était aussi parfois difficile à suivre, j’ai été un peu perdue.

C’est un roman sombre à l’ambiance pesante. L’auteure nous montre une vision manichéenne des hommes. Dans ce roman, ce sont tous des salauds. Le père de Mario, qui les a abandonné sa mère et lui, Ruper, le pervers et un 3ème dont je ne peux pas vous parler sans spoiler.

C’est un roman qui m’intriguait beaucoup. J’ai néanmoins été moins touchée que ce à quoi je m’attendais, vu les nombreuses critiques élogieuses. Mais le style de l’auteure m’a bien plu et je lirais un autre de ses romans pour me faire un avis définitif.

Gilda Piersanti interroge sur comment s’en sortir après avoir été pris dans les griffes d’un pervers. Résilience ? Négation ? Ou mimétisme ? …

Bref, j’ai bien aimé !

Recettes·Salé

Soupe Tomates – Poireau

La semaine dernière, il recommençait à faire frais, les soupes étaient de retour. Ce n’est pas le cas cette semaine… J’ai fait cette recette pour 4 personnes.

Ingrédients :

1 petite boîte de tomates pelées

2 blancs de poireaux

1 oignon

1 gousse d’ail

1 carré de bouillon de légumes

1 c à s d’huile d’olive

Basilic

Préparation :

Couper les blancs de poireaux en morceaux et les laver.

Peler l’ail et le presser. Éplucher l’oignon et l’émincer en lamelles.

Faire chauffer l’huile d’olive dans une casserole. Ajouter les poireaux et l’oignon et faire revenir pendant 5 minutes, en remuant souvent.

Ajouter les tomates et le jus, l’ail pressé et 1 litre d’eau. Mélanger, porter à ébullition et ajouter le carré de bouillon de légumes. Dès que l’ébullition reprend, couvrir et faire mijoter pendant 30 minutes.

Mixer, vérifier l’assaisonnement et ajouter du basilic.

Bon appétit !

Littérature·Témoignages

Sale prof !

Sale prof, récit autobiographique de Nicolas Revol aux Éditions Fixot.

La Petite Histoire :

L’auteur, professeur d’arts appliqués est muté dans un LEP en banlieue parisienne pour sa première affectation à la fin des années 90. Mais tout ne va pas bien se passer et il va être victime d’une agression.

L’avis de la Belette :

Je ressors de cette lecture avec un sentiment étrange. Certes, je ne nie pas que l’auteur a vécu des choses difficiles. Néanmoins, je pense qu’à cette période il était en grande souffrance psychologique. Cela se ressent à la lecture.

Je n’ai pas toujours apprécié le ton qu’il prenait, un peu trop « supérieur », moralisateur à mon goût. Il avait peut-être une vision un peu trop idéaliste du métier d’enseignant … Par moments, j’ai eu l’impression qu’il essayait de diaboliser les lycées de banlieue ainsi que les enseignants qui y travaillent. Cela rend l’ensemble assez caricatural et donne une vision plutôt manichéenne de l’ensemble. J’aurais préféré qu’il mette en avant ce qui était positif dans la prise en charge de ces jeunes, les initiatives créées par le corps enseignant.

De plus, la 4ème de couverture s’appuie sur cette agression qui, au final, n’apparaît que peu dans ce récit, récit qui se résume à une sorte de journal intime. Sous-titré « briser la loi du silence », ce livre ne m’a rien appris de plus sur ce que je savais déjà des LEP en banlieue à l’époque. Je m’attendais à plus de réflexion sur le métier d’enseignant, sa façon d’appréhender son métier, ses élèves.

L’auteur avait déjà écrit un document intitulé « Journal de bord d’un prof de banlieue » sous couvert d’anonymat. Ce document avait divisé à sa sortie, il semblait parfois trop, parfois pas assez, « vrai » pour être réel.

Bref, je n’ai pas aimé !

Littérature·Théâtre

Il est minuit, Docteur Schweitzer

Il est minuit, Docteur Schweitzer, pièce de théâtre de Gilbert Cesbron aux Éditions Le Livre de Poche.

La Petite Histoire :

Le Docteur Schweitzer est médecin au Gabon en cette nuit du 1er août 1914. Son infirmière et assistante, Marie, l’incite au repos lorsque surgit au loin le bruit des tams-tams. La tragédie est en marche.

L’avis de la Belette :

« Il est minuit Docteur Schweitzer » est non seulement la première phrase prononcée de cette pièce tragique en 2 actes mais aussi la dernière, qui se déroule sur une nuit. Entre elle, il se sera passé de nombreuses choses qui conduiront le Docteur Schweitzer et Marie à faire des choix mais il en sera de même pour les personnages secondaires : le père Charles, l’administrateur Leblanc et le commandant Lieuvin. Les personnages sont inspirés de personnes réelles, à savoir Albert Schweitzer pour le médecin et le Père de Foucauld pour le prêtre.

Les personnages sont tous très intéressants, guidés par leurs valeurs, le sens qu’ils donnent chacun à leur propre vie, au sens de la vie. En toile de fond de cette pièce, on trouve la guerre, l’amour, la mort, la religion.

Les dialogues sont très bons, l’auteur écrit remarquablement bien. J’ai eu des frissons à la fin de ma lecture.

Cette pièce a été adaptée au théâtre et au cinéma, mais je ne les ai pas vu. Si vous avez lu le livre et vu la pièce et/ou le film, n’hésitez pas à me donner votre avis.

Bref, j’ai beaucoup aimé !