Littérature·Thrillers, romans noirs

Fête fatale

Fête fatale, thriller de William Katz aux Éditions Le Livre de Poche.

La Petite Histoire :

Samantha organise une fête pour les 40 ans de Marty, son époux. Elle souhaite avoir des anecdotes sur son passé et décide de contacter ses anciennes connaissances. Or, elle n’arrive à trouver personne. Pire, il semblerait que Marty n’ait même jamais exister. Qui est-il vraiment ?

L’avis de la Belette :

Un thriller qui ne révolutionnera pas le genre pour les amateurs. Pourtant le pitch de départ était intéressant. Mais l’auteur nous délivre trop vite les clés de ce récit, d’où le manque de suspense. Même lorsque certaines choses ne sont pas dévoilées, on les devine assez vite. Le récit est trop prévisible.

En ce qui concerne les personnages, la personnalité du tueur n’est pas assez développé. L’ensemble est plus axé sur les ressentis de Samantha. Cette dernière est d’ailleurs un peu (trop?) naïve, limite agaçante. J’ai eu parfois envie de la secouer…

Un roman qui se lit pourtant vite et bien. Un petit plus pour l’épilogue que je n’ai pas vu venir, mais c’est malheureusement tout.

Bref, un thriller à lire sur la plage en un après-midi, et c’est ce que j’ai fait ! 😉

Littérature·Romans

Les derniers mystères de Paris

Les derniers mystères de Paris, roman de Frédéric Dard, aux Éditions Presse Pocket.

Ce roman, publié à la fin des années 1950 à été réédité en 1972 sous un autre titre : « Mausolée pour une garce ».

La Petite Histoire :

Agnès, bourgeoise, tente de faire assassiner un clochard avec l’aide d’Hervé, son amant. Quels liens unissent Agnès et ce clochard ?

L’avis de la Belette :

Les amateurs de l’auteur par rapport aux San Antonio vont être surpris. Nous ne sommes pas ici dans le même registre.

L’auteur exploite en profondeur tous ses nombreux personnages. Il nous montre le côté sombre de ces derniers et pourtant une petite lueur apparaît au fur et à mesure du récit. Vous allez adorer les détester, surtout Agnès, toute garce qu’elle est.

Un roman qui traite de la manipulation, des liens familiaux, de l’avidité et de l’amour.

Un récit rythmé dans ce petit pavé de 450 pages à l’écriture serrée. Il y a de nombreux rebondissements, ce qui en fait un roman difficile à lâcher.

Il y a néanmoins quelques longueurs et quelques ficelles un peu trop « faciles » mais j’ai passé un agréable moment.

Bref, j’ai bien aimé !

Recettes·Salé

Muffins aux champignons et à l’emmental

Une recette simple et rapide pour 4 personnes.

Ingrédients :

150 g de champignons

2 c à s d’huile d’olive

80 g de farine complète

150 g de farine blanche

1 sachet de levure

2 œufs

25 cl de lai

1 échalote

2 c à s de cerfeuil

150 g de dés d’emmental

2 c à s de pignons de pin

Préparation :

Préchauffer le four à 180°C.

Nettoyer les champignons et les couper en petits morceaux.

Peler et émincer l’échalote.

Dans une poêle, faire chauffer 1 c à s d’huile d’olive. Ajouter les champignons et l’échalote et faire revenir pendant 5 minutes. Mettre de côté.

Pendant ce temps, dans un saladier, mélanger les 2 farines avec la levure. Ajouter les œufs. Mélanger. Délayer avec le lait et 1 c à s d’huile d’olive. Mélanger de nouveau.

Ajouter les champignons poêlés, le cerfeuil, l’emmental et les pignons de pin. Saler et poivrer puis mélanger.

Répartir la pâte dans des moules anti-adhésifs. Enfourner pour 25 à 30 minutes.

Bon appétit !

Littérature·Témoignages

Les Rêveurs

Les Rêveurs, récit autobiographique d’Isabelle Carré aux Éditions Le Livre de Poche.

La Petite Histoire :

Isabelle Carré revient sur son parcours, sur son enfance dans les années 70 au sein d’une famille « hors-normes ».

L’avis de la Belette :

Un récit qui a fait état de nombreuses éloges et bonnes critiques à sa sortie. Je pensais moi aussi pouvoir « rêver », mais ce ne fut pas le cas.

Un récit mou, dans lequel je me suis parfois ennuyée. Ce n’est pas rythmé et souvent un peu brouillon. On passe d’une époque à l’autre, sans transition, et j’étais parfois perdue.

Et pourtant, je l’ai sentie sincère. On voit qu’elle essaie de se construire, de trouver sa place, ce qui n’a pas été facile avec ses parents. Ce fut une petite fille trop tôt grandie… Ces difficultés la feront passer à l’acte, jusqu’à trouver son chemin au théâtre. Je regrette que cette partie-là ne fut pas plus développée d’ailleurs.

Néanmoins, on retrouve la sensibilité de l’actrice, cette douceur et cette fragilité qui la caractérise, du moins c’est ainsi que je la perçois. Je la préfère en tant qu’actrice qu’en tant qu’autrice.

Bref, je n’ai pas aimé !

Littérature·Romans

Celle que vous croyez

Celle que vous croyez, roman de Camille Laurens aux Éditions Folio.

La Petite Histoire :

Claire est proche de la cinquantaine, professeur et divorcée. Son amant Jo met de la distance entre eux. Pour le surveiller, elle va se créer un faux profil Facebook et entrer en contact avec Christophe, le meilleur ami de Jo.

L’avis de la Belette :

J’avais lu de la même auteure Dans ces bras-là et je l’avais déjà beaucoup aimé. Ayant envie de retrouver sa plume, je me suis lancée dans Celle que vous croyez qui a été adapté au cinéma en ce début d’année.

Ce roman se compose de trois parties avec des protagonistes différents qui parlent : Claire, Marc et Camille. En lisant cette dernière partie, on peut se demander s’il n’y a pas une part autobiographique, Camille étant le prénom de l’auteure. De plus, dans le roman, elle est aussi écrivain.

Dès le départ, on sent qu’il s’est passé quelque chose car le début est un long monologue de Claire sur ce qui s’est passé, face à un psychologue. Je me suis dit que c’était un roman sur une maladie psychiatrique : l’obsession amoureuse, l’érotomanie, jusqu’à la folie. Mais l’auteure a su brillamment brouiller les pistes. J’ai en tête l’image des poupées russes : l’histoire, dans l’histoire, dans l’histoire, … Un mélange de réels, de fantasmes, de réalités fantasmées, entre réalités et faux-semblants.

Puis, je me suis dit que c’était un roman sur la double personnalité liée aux dangers d’Internet. En effet, peu à peu, Claire se laisse happer par cette nouvelle identité. Elle ressent de plus en plus de sentiments pour Chris alors que ce dernier perçoit les mêmes sentiments mais pour lui, il s’agit d’une jeune femme de 24 ans.

Un roman qui traite aussi des difficultés pour les femmes après 50 ans, de pouvoir refaire leurs vies. Souvent isolées, elles se retrouvent avec un corps changeant et perçoivent la différence du regard des hommes entre elles et des femmes plus jeunes. L’auteure nous montre la difficulté de ces femmes à trouver leur place dans notre société.

Un roman brillant, surprenant, captivant, où l’auteure joue avec nous de bout en bout.

Bref, j’ai beaucoup aimé !