Littérature·Témoignages

Une vie bouleversée

Une vie bouleversée suivi de lettres de Westerbork d’Etty Hillesum aux Éditions Points.

Etty Hillesum est une jeune femme juive hollandaise de 26 ans. Elle se destine à devenir écrivain mais les événements historiques tragiques vont la mener dans le camp de Westerbork, où elle travaillera, jusqu’à Auschwitz où elle décèdera à l’âge de 27 ans.

Ses écrits débutent en 1941 et les mesures envers les juifs sont de plus en plus restrictives. Néanmoins, le contexte historique n’est pas très développé ici. Nous suivons les événements, mais à distance.

Le cœur de cet ouvrage demeure les réflexions d’Etty, ses questionnements intérieurs. La spiritualité prendra une place de plus en plus importante dans ses écrits. Ses réflexions sont très pertinentes sur la vie, l’amour, la littérature, et lucides sur le monde qui l’entoure. Ils témoignent d’une jeune femme très intelligente.

Ce témoignage est d’une écriture assez exigeante, j’ai du le lire dans des moments où je savais que je pouvais me concentrer. Exigeante, mais bouleversante.

J’ai relevé de nombreuses citations dans ce récit, je vous en livre ici quelques-unes :

« Il faut si peu de mots pour dire les quelques grandes choses qui comptent dans la vie ».

« Cette peur de ne pas tout avoir dans la vie, c’est elle justement qui vous fait tout manquer. Elle vous empêche d’atteindre l’essentiel ».

« L’absence de haine n’implique pas nécessairement l’absence d’une élémentaire indignation morale ».

« Peut-être toute vie a-t-elle son propre sens et faut-il toute une vie pour découvrir ce sens ».

Bref, j’ai bien aimé !

Recettes·Sucré

Muffins à la patate douce

Une idée de recette de goûter vegan qui peut aussi être mangé au petit-déjeuner ? Voici une recette simple et délicieuse.

Ingrédients :

75 g de sucre de canne blond

2 c à s d’huile d’olive

10 cl de lait d’amande

10g de poudre à lever

1/2 c à c de vanille en poudre

1/4 c à c de mélange pour pain d’épices

1 pincée de sel

200 g de farine de blé

75 g de patate douce râpée

Préparation :

Préchauffer le four à 180°C.

Râper finement la patate douce.

Dans un saladier, mélanger le sucre et l’huile. Ajouter le lait d’amande, la poudre à lever. Bien mélanger. Quand le mélange est blanc, ajouter les épices, le sel et fouetter de nouveau.

Incorporer petit à petit la farine, puis la patate douce.

Répartir la pâte dans des moules à muffins. Faire cuire 25 à 30 minutes.

C’est prêt, bon appétit !

Littérature·Thrillers, romans noirs

Snjor

Snjor, un roman policier islandais de Ragnar Jonasson, aux Éditions Points.

La Petite Histoire :

Ari Thor a mis ses études de théologie entre parenthèses pour intégrer la police islandaise. Un poste lui est proposé à Siglufjordur, loin de sa chère et tendre Kristin.

D’allure tranquille, la petite ville va être confrontée au meurtre d’un écrivain célèbre, enquête sur laquelle Ari Thor va devoir faire ses preuves.

L’avis de la Belette :

J’ai toujours eu du mal avec les auteurs nordiques. Le peu de romans lus de ces régions ne m’ont jamais plus, trouvant le rythme trop lent. Je me souviens d’ailleurs de Du sang sur la glace de Jo Nesbo qui m’avaient définitivement éloigné de ces auteurs. Et puis, j’ai entendu parler de Snjor. On m’a dit que c’était un roman nordique certes, mais différent. Je me suis donc lancée et bien m’en a pris.

En islandais, Snjor signifie neige. Et c’est d’abord en terme d’ambiance que ce polar m’a plu. La neige est bien présente et plusieurs scènes se déroulent de nuit, renforçant une atmosphère particulière.

Et puis il y a l’ambiance de cette ville qu’est Siglufjordur, ce qui donne à ce polar une sensation de huis-clos car tout se passe dans cette ville. C’est une petite ville islandaise à l’image de nombreuses petites villes de par le monde. Elle fonctionne selon les coutumes islandaises certes mais c’est le genre de petite ville où tout le monde se connaît, a ses petits secrets, et a des relations particulières avec la police. C’est une petite ville hostile aux nouveaux arrivants et c’est avec eux que va devoir travailler Ari Thor.

Le personnage d’Ari Thor est très intriguant. On connaît peu de choses de lui mais suffisamment pour avoir envie d’en savoir plus dans les prochains tomes, que je compte me procurer rapidement.

L’intrigue avance doucement certes mais assez vite aussi pour ne pas lâcher prise. J’avais parfois l’impression de lire un roman d’Agatha Christie de par sa construction : un huis-clos, des personnages multiples (mais ici assez nombreux pour ne pas se perdre), une enquête et un coupable, que je n’avais pas découvert.

Bref, j’ai beaucoup aimé !

Littérature·Thrillers, romans noirs

Cinq Cartes Brûlées

Cinq cartes brûlées, un thriller psychologique de Sophie Loubière, chez Fleuve Noir Éditions.

La Petite Histoire :

Laurence n’a pas eu toutes les bonnes cartes en main pour débuter dans la vie, avec un frère pervers qui l’a maltraité pendant de nombreuses années.

Elle essaye de s’en sortir par le sport puis en étant croupière dans un casino, dans lequel elle va faire la connaissance d’un énigmatique médecin.

L’avis de la Belette :

Cinq cartes brûlées est une notion de black jack. C’est le fait pour le croupier d’enlever les 5 premières cartes afin d’empêcher les clients de compter les cartes. De plus, si au cours de la partie, le joueur fait plus de 21, on dit qu’il « brûle ».

Sophie Loubière est une auteure dont j’entends beaucoup parlé depuis L’enfant aux cailloux et dont je ne connaissais pas la plume. J’ai pu recevoir ce livre grâce à Babélio qui le proposait afin ensuite de pouvoir rencontrer l’auteure sur Paris. Cette rencontre a eu lieu la semaine dernière et je les en remercie. C’est une auteure accessible et agréable.

C’est un roman très personnel qu’elle nous livre ici. Comme elle nous l’a expliqué, elle a elle-même été victime d’une relation perverse avec son propre frère. Elle collectionne aussi les faits divers qui l’inspirent pour ses écrits. Cette histoire part d’un fait divers réel. L’auteure se nourrit de la réalité car au-delà du fait divers, elle s’est inspirée aussi de rencontres réelles pour créer ses personnages.

C’est un roman noir, très noir avec une bonne intrigue. Dès le prologue, on a une idée de la façon dont cette histoire va se terminer. Mais l’auteure nous manipule et brouille les pistes. Le roman est composé d’une narration multiple : des coupures de presse, le récit personnel de Laurence en italique et enfin celle d’une narration plus classique. Chaque grande partie débute par une carte avec sa signification, ce que j’ai trouvé très intéressant.

Il y est question de nombreuses thématiques que l’auteure a très bien exploité, notamment en ce qui concerne les addictions : les TCA (Troubles du Comportement Alimentaire) et celle du jeu. Elle nous montre jusqu’à quel point ce que ces addictions peuvent avoir d’euphorisantes mais aussi de destructrices. L’auteure nous parle aussi des relations familiales, fraternelles, de manipulation et d’une autre thématique dont je ne peux vous parler sans spoiler.

Laurence est au centre de cette histoire. Il en ressort que c’est une femme forte car malgré tout ce qu’elle subit, elle réussit à se relever malgré ses échecs.

L’auteure a créé un site internet en lien avec son livre. Si vous voulez en savoir plus après votre lecture, n’hésitez pas à aller y faire un tour : https://5cartesbrulees.blogspot.com/

Bref, j’ai beaucoup aimé !