Une vie bouleversée suivi de lettres de Westerbork d’Etty Hillesum aux Éditions Points.

Etty Hillesum est une jeune femme juive hollandaise de 26 ans. Elle se destine à devenir écrivain mais les événements historiques tragiques vont la mener dans le camp de Westerbork, où elle travaillera, jusqu’à Auschwitz où elle décèdera à l’âge de 27 ans.
Ses écrits débutent en 1941 et les mesures envers les juifs sont de plus en plus restrictives. Néanmoins, le contexte historique n’est pas très développé ici. Nous suivons les événements, mais à distance.
Le cœur de cet ouvrage demeure les réflexions d’Etty, ses questionnements intérieurs. La spiritualité prendra une place de plus en plus importante dans ses écrits. Ses réflexions sont très pertinentes sur la vie, l’amour, la littérature, et lucides sur le monde qui l’entoure. Ils témoignent d’une jeune femme très intelligente.
Ce témoignage est d’une écriture assez exigeante, j’ai du le lire dans des moments où je savais que je pouvais me concentrer. Exigeante, mais bouleversante.
J’ai relevé de nombreuses citations dans ce récit, je vous en livre ici quelques-unes :
« Il faut si peu de mots pour dire les quelques grandes choses qui comptent dans la vie ».
« Cette peur de ne pas tout avoir dans la vie, c’est elle justement qui vous fait tout manquer. Elle vous empêche d’atteindre l’essentiel ».
« L’absence de haine n’implique pas nécessairement l’absence d’une élémentaire indignation morale ».
« Peut-être toute vie a-t-elle son propre sens et faut-il toute une vie pour découvrir ce sens ».
Bref, j’ai bien aimé !



