Recettes·Sucré

Muffins à la patate douce

Une idée de recette de goûter vegan qui peut aussi être mangé au petit-déjeuner ? Voici une recette simple et délicieuse.

Ingrédients :

75 g de sucre de canne blond

2 c à s d’huile d’olive

10 cl de lait d’amande

10g de poudre à lever

1/2 c à c de vanille en poudre

1/4 c à c de mélange pour pain d’épices

1 pincée de sel

200 g de farine de blé

75 g de patate douce râpée

Préparation :

Préchauffer le four à 180°C.

Râper finement la patate douce.

Dans un saladier, mélanger le sucre et l’huile. Ajouter le lait d’amande, la poudre à lever. Bien mélanger. Quand le mélange est blanc, ajouter les épices, le sel et fouetter de nouveau.

Incorporer petit à petit la farine, puis la patate douce.

Répartir la pâte dans des moules à muffins. Faire cuire 25 à 30 minutes.

C’est prêt, bon appétit !

Littérature·Thrillers, romans noirs

Snjor

Snjor, un roman policier islandais de Ragnar Jonasson, aux Éditions Points.

La Petite Histoire :

Ari Thor a mis ses études de théologie entre parenthèses pour intégrer la police islandaise. Un poste lui est proposé à Siglufjordur, loin de sa chère et tendre Kristin.

D’allure tranquille, la petite ville va être confrontée au meurtre d’un écrivain célèbre, enquête sur laquelle Ari Thor va devoir faire ses preuves.

L’avis de la Belette :

J’ai toujours eu du mal avec les auteurs nordiques. Le peu de romans lus de ces régions ne m’ont jamais plus, trouvant le rythme trop lent. Je me souviens d’ailleurs de Du sang sur la glace de Jo Nesbo qui m’avaient définitivement éloigné de ces auteurs. Et puis, j’ai entendu parler de Snjor. On m’a dit que c’était un roman nordique certes, mais différent. Je me suis donc lancée et bien m’en a pris.

En islandais, Snjor signifie neige. Et c’est d’abord en terme d’ambiance que ce polar m’a plu. La neige est bien présente et plusieurs scènes se déroulent de nuit, renforçant une atmosphère particulière.

Et puis il y a l’ambiance de cette ville qu’est Siglufjordur, ce qui donne à ce polar une sensation de huis-clos car tout se passe dans cette ville. C’est une petite ville islandaise à l’image de nombreuses petites villes de par le monde. Elle fonctionne selon les coutumes islandaises certes mais c’est le genre de petite ville où tout le monde se connaît, a ses petits secrets, et a des relations particulières avec la police. C’est une petite ville hostile aux nouveaux arrivants et c’est avec eux que va devoir travailler Ari Thor.

Le personnage d’Ari Thor est très intriguant. On connaît peu de choses de lui mais suffisamment pour avoir envie d’en savoir plus dans les prochains tomes, que je compte me procurer rapidement.

L’intrigue avance doucement certes mais assez vite aussi pour ne pas lâcher prise. J’avais parfois l’impression de lire un roman d’Agatha Christie de par sa construction : un huis-clos, des personnages multiples (mais ici assez nombreux pour ne pas se perdre), une enquête et un coupable, que je n’avais pas découvert.

Bref, j’ai beaucoup aimé !

Littérature·Thrillers, romans noirs

Cinq Cartes Brûlées

Cinq cartes brûlées, un thriller psychologique de Sophie Loubière, chez Fleuve Noir Éditions.

La Petite Histoire :

Laurence n’a pas eu toutes les bonnes cartes en main pour débuter dans la vie, avec un frère pervers qui l’a maltraité pendant de nombreuses années.

Elle essaye de s’en sortir par le sport puis en étant croupière dans un casino, dans lequel elle va faire la connaissance d’un énigmatique médecin.

L’avis de la Belette :

Cinq cartes brûlées est une notion de black jack. C’est le fait pour le croupier d’enlever les 5 premières cartes afin d’empêcher les clients de compter les cartes. De plus, si au cours de la partie, le joueur fait plus de 21, on dit qu’il « brûle ».

Sophie Loubière est une auteure dont j’entends beaucoup parlé depuis L’enfant aux cailloux et dont je ne connaissais pas la plume. J’ai pu recevoir ce livre grâce à Babélio qui le proposait afin ensuite de pouvoir rencontrer l’auteure sur Paris. Cette rencontre a eu lieu la semaine dernière et je les en remercie. C’est une auteure accessible et agréable.

C’est un roman très personnel qu’elle nous livre ici. Comme elle nous l’a expliqué, elle a elle-même été victime d’une relation perverse avec son propre frère. Elle collectionne aussi les faits divers qui l’inspirent pour ses écrits. Cette histoire part d’un fait divers réel. L’auteure se nourrit de la réalité car au-delà du fait divers, elle s’est inspirée aussi de rencontres réelles pour créer ses personnages.

C’est un roman noir, très noir avec une bonne intrigue. Dès le prologue, on a une idée de la façon dont cette histoire va se terminer. Mais l’auteure nous manipule et brouille les pistes. Le roman est composé d’une narration multiple : des coupures de presse, le récit personnel de Laurence en italique et enfin celle d’une narration plus classique. Chaque grande partie débute par une carte avec sa signification, ce que j’ai trouvé très intéressant.

Il y est question de nombreuses thématiques que l’auteure a très bien exploité, notamment en ce qui concerne les addictions : les TCA (Troubles du Comportement Alimentaire) et celle du jeu. Elle nous montre jusqu’à quel point ce que ces addictions peuvent avoir d’euphorisantes mais aussi de destructrices. L’auteure nous parle aussi des relations familiales, fraternelles, de manipulation et d’une autre thématique dont je ne peux vous parler sans spoiler.

Laurence est au centre de cette histoire. Il en ressort que c’est une femme forte car malgré tout ce qu’elle subit, elle réussit à se relever malgré ses échecs.

L’auteure a créé un site internet en lien avec son livre. Si vous voulez en savoir plus après votre lecture, n’hésitez pas à aller y faire un tour : https://5cartesbrulees.blogspot.com/

Bref, j’ai beaucoup aimé !

Recettes·Salé

Pâtes Corallini aux Coques

Des pâtes oui ! Mais façon risotto, avec des fruits de mer. Vous voulez la recette ? C’est parti !

Ingrédients :

250 g de coques

100 g de pâtes corallini (en épicerie italienne)

Des filaments de safran

1 gousse d’ail

Huile d’olive

Persil

Préparation :

Laver les coques et les faire tremper dans de l’eau salée pendant environ 1H. Les égoutter et les rincer.

Dans une cocotte, les faire revenir avec le persil et la gousse d’ail dégermée. Les laisser à couvert pendant 2-3 minutes, le temps qu’elles s’ouvrent. En décoquiller les 3/4, laisser les autres avec les coquilles pour la présentation.

Dans un grand verre d’eau chaude, infuser le safran.

Faire revenir 1 c à s d’huile dans une sauteuse. Ajouter les pâtes crues. A la façon d’un risotto, mouiller avec le verre d’eau au safran, en ajoutant de l’eau progressivement, au fur et à mesure que l’eau est absorbée. La texture finale doit être assez fluide. Compter environ 15-20 minutes.

Ajouter les coques décortiquées et le persil. Mélanger délicatement.

Dresser en y ajoutant les coques non décortiquées.

Bon appétit !

Littérature·Thrillers, romans noirs

Matière Noire

Matière Noire, un thriller d’Ivan Zinberg chez Cosmopolis Éditions.

La Petite Histoire :

Juillet 2017. Deux disparitions inquiétantes préoccupent la région Rhône-Alpes.

Marion Testud, 22 ans, a disparu lors de son jogging matinal dans la région de Chambéry. Jacques Canovas, ex-RG reconverti en journaliste, est sur l’enquête.

Inès Ouari, 18 ans, a quant à elle disparue dans la région stéphanoise à la sortie d’une boite de nuit. Le capitaine de la BAC de Saint-Étienne, Karime Bekkouche, « Bek », enquête sur cette disparition.

L’avis de la Belette :

Depuis sa sortie, je ne vois que des avis élogieux sur ce livre. Aucun avis négatif. Il n’en faut pas plus pour attiser ma curiosité. Ainsi, lorsque j’apprends que l’auteur prévoit une séance de dédicaces dans sa ville natale, je prends ma belettomobile et je pars à sa rencontre. Arrivée sur place, même son de cloche. Les lectrices l’ayant déjà lu qui sont là me donnent toutes des bonnes raisons de le lire. Après avoir discuté avec l’auteur, très sympathique et abordable, je repars avec ce thriller dédicacé sous le bras. Dès le lundi, je m’y attelle. Et à la fin de cette lecture, je comprends pourquoi tant de personnes l’ont apprécié.

Parlons intrigue pour commencer. Cette intrigue est très bien menée et pour cause. Ivan Zinberg est lui-même flic dans le même commissariat où officie Bek dans le roman. Autrement dit, il sait de quoi il parle. Que ce soit en terme d’enquêtes, d’explications médico-légales, ses connaissances du terrain sont telles que le thriller est très réaliste.Lors de la rencontre avec l’auteur, il m’a dit que certaines scènes étaient issues de son expérience professionnelle et que parfois elles étaient en réalité pire que ce qu’il décrit dans son roman. Effrayant ! Ce roman est très rythmé,il n’y a pas de temps mort. Il se passe toujours quelque chose.

Au niveau des personnages, Bek et Jacques sont 2 personnages très attachants. Des sortes de anti-héros, tellement ils pourraient nous ressembler, avec leurs secrets, leurs fêlures. Ils exercent leur profession avec passion et humanisme. Ils sont humbles de par leurs expériences passées. Ils forment une sorte de duo improbable et j’éprouverai un grand plaisir de les voir de nouveau réunis dans une prochaine enquête… (Ivan Zinberg, si vous passez par là…)

Mais à mon sens, il y a un 3ème personnage. Et c’est la ville de Saint-Étienne. Le fait de connaître les lieux décrits donnent une lecture d’autant plus immersive que j’avais vraiment l’impression d’y être. Je ne sais pas si vous avez déjà ressenti ça à la lecture d’un livre, mais c’est une sensation étrange. Les non stéphanois auront peut-être un peu plus de mal pour se situer. L’auteur étant natif de la région, il y fait pas mal de clins d’œil. Il évoque notamment à un moment sa ville d’origine. Saurez-vous deviner laquelle ?

Un thriller sans concession sur ce qu’il se passe dans cette ville comme malheureusement dans beaucoup de villes françaises. Je vous rassure, Saint-Étienne est tout de même une ville agréable, dont l’art et le passé minier ont une part importante, et les stéphanois sont des personnes chaleureuses et accueillantes. Venez assister à un match de l’ASSE à Geoffroy Guichard pour vous en rendre compte 😉 .

Et puis à un moment il y a eu cette phrase qui a beaucoup résonné en moi :

« On s’habitue à tout, même aux pires malheurs. L’être humain est programmé pour tout supporter. Et survivre. J’en ai fait l’expérience et je sais que c’est vrai ».

Un thriller dans lequel la réalité n’est pas toujours celle que l’on croit, attention aux faux-semblants ! J’ai terminé ce thriller avec des frissons. C’est un thriller percutant au rythme haletant que vous aurez du mal à lâcher. Que vous soyez de la région (ou pas !) lisez-le. C’est le 4ème roman de l’auteur et comme l’indique la première de couverture : c’est « un auteur sur lequel il va falloir compter ».

Bref, j’ai beaucoup aimé !