Littérature·Témoignages

Un personnage de roman

Un personnage de roman, de Philippe Besson aux Éditions de Noyelles.

La Petite Histoire :

Philippe Besson a suivi Emmanuel Macron durant toute la campagne des élections présidentielles jusqu’à sa victoire.

L’avis de la Belette :

Cher Mr Besson,

J’ai été touchée par Un instant d’abandon, émue aux larmes avec Une bonne raison de se tuer. Je vous ai lu déployant votre talent en terme de sensibilité et d’émotivité avec Arrête avec tes mensonges.

Mais là, je ne comprends pas. Certes vous revendiquez une certaine subjectivité, étant un intime du couple. Mais vous l’encensez tellement que ça en devient gênant.

Je savais que le thème était Emmanuel M., mais je pensais que vous traiteriez ceci différemment. Je voyais ceci un peu plus romancé. Je n’ai pas retrouvé ici votre « patte » et je suis ressortie de cette lecture déçue. En même temps, à quoi m’attendre avec cette thématique qui ne m’intéresse guère ? Peut-être de l’originalité, dans le propos ou la construction, mais que nenni.

Je ne sais comment qualifier cet écrit : Documentaire ? Témoignage ? Travail journalistique ? Ce n’est même pas le cas. Vous relatez ce que vous avez vu pendant ces mois de campagne électorale. Mais au final, je n’ai rien appris de plus que ce que je savais déjà. Je ne demandais pas de potins croustillants, ce n’est pas mon genre non mais j’aurais aimé en apprendre plus sur l’homme Macron.

Je ne conseillerais pas ce livre aux personnes qui souhaitent découvrir votre plume, elles risqueraient d’être déçues et de passer à côtés de vos autres très beaux romans.

Signé :

Une admiratrice qui considère cet écrit comme un accident de parcours et qui a hâte de vous retrouver dans votre peau d’écrivain sensible et intimiste.

Bref, je n’ai pas aimé !

Recettes·Salé

Velouté de chou-fleur au saumon fumé

L’hiver n’est pas encore terminé et les soupes occupent une grande place dans mes repas à cette période. Je vous propose aujourd’hui cette recette de velouté, associant parfaitement 2 aliments phares du moment : le chou-fleur et le saumon fumé.

Ingrédients :

1/2 chou-fleur

50 cl bouillon de légumes

2 c à s de crème fraîche épaisse

Saumon fumé

Cerfeuil

Huile d’olive

Préparation :

Détailler le chou-fleur en bouquets, les rincer. Dans une cocotte, faire chauffer 1 c à s d’huile d’olive, ajouter le chou-fleur et faire revenir pendant 5 minutes.

Ajouter le bouillon, saler et poivrer. Porter à ébullition, puis baisser le feu et cuire pendant 20 minutes.

En attendant, couper le saumon en lanières et réserver.

Mixer le chou-fleur puis ajouter progressivement la crème jusqu’à l’obtention d’un velouté.

Répartir la soupe dans des bols, dresser avec le saumon et ajouter du cerfeuil.

Bon appétit !

Littérature·Thrillers, romans noirs

Jusqu’à ce que la mort nous unisse

Jusqu’à ce que la mort nous unisse, un roman à suspense psychologique de Karine Giebel aux Éditions Pocket.

La Petite Histoire :

Vincent Lapaz est un guide de haute montagne. Son meilleur ami Pierre, guide lui aussi, décède dans ce qui ressemble être un accident. Mais Vincent pense le contraire. Il va mener l’enquête avec Servane, une jeune gendarme nouvellement arrivée dans la région.

L’avis de la Belette :

J’ai lu quelques romans de Karine Giebel, et je dois avouer que c’est une auteure qui arrive toujours à me surprendre. Et ce même si souvent ces personnages sont toujours assez sombres, dissimulant des secrets. Ce sont des personnages torturés mais qui ont un caractère assez fort pour aller de l’avant et se relever de leurs difficultés. Servane et Vincent sont des êtres torturés et ils vont se rapprocher, livrant peu à peu leurs côtés sombres. On suit leur enquête qui va les conduire dans un monde de pouvoir, de corruption, et de secrets.

La montagne, la nature, sont au cœur de ce roman, à la fois protectrices, à la fois ennemies pour ceux qui la côtoient.

L’intrigue est bien menée et le suspense est bien présent. Même si j’ai perçu quelques petits éléments, j’étais loin de la résolution finale.

Comme souvent, les livres de Karine Giebel sont de petits pavés (600 pages pour celui-ci) mais je ne les vois pas passer. Et ce même si j’ai trouver les débuts de celui-ci un peu lents…

« La lâcheté a quelque chose de fascinant. Peut-être parce qu’elle ne connaît pas de limites, contrairement au courage ».

Bref, j’ai bien aimé !

Littérature·Thrillers, romans noirs

Raisons Obscures

Raisons obscures, un roman noir d’Amélie Antoine chez XO Éditions.

La Petite Histoire :

Voici 2 familles d’apparence banale : la famille Kessler et la famille Mariani. Parfois les apparences sont trompeuses et ces 2 familles vont se retrouver confrontées à un drame …. Pour des raisons obscures.

L’avis de la Belette :

Tout d’abord, ne lisez pas la 4ème de couverture, très spoilante. Et faites attention aux avis publiés sur le net, certains dévoilent la thématique de ce roman, ce qui est dommage. Éviter de les regarder avant de lire ce livre.

Ce livre se compose de 2 parties. Le prologue nous annonce que déjà un drame se prépare mais nous ne savons pas lequel. Ce prologue est repris au début de la 2ème partie. On va remonter le fil du temps de ces 2 familles pour comprendre ce qu’il s’est passé

Dans la première, on suit la vie quotidienne de ces 2 familles, avec ses petits et gros tracas. Tout d’abord la Famille Kessler avec Lætitia, Yanis et leurs 3 enfants. Le couple a déménagé pour se rapprocher de la famille et de la région natale de Lætitia. Elle semble plus épanouie et va retomber par hasard sur son amour de jeunesse. Dans la famille Mariani, Claire et Frédéric ont 2 enfants. Claire vient de se mettre à son compte à domicile et va être dérangée par son voisin. Quant à Frédéric, il ne dit pas tout à sa femme concernant son emploi.

Yanis et Frédéric vont se côtoyer à la chorale des parents de l’école de leurs fils respectifs.

Une tension palpable qui monte crescendo car on sent quelque chose de sous-jacent sans arriver à mettre le doigt dessus. Une première partie plus roman contemporain, Amélie Antoine pose les jalons pour la suite. Dans la 2ème partie, c’est là que tout se joue, que tout bascule. On suit plus précisément un membre de chaque famille. J’ai très vite compris vers quelle thématique l’auteure nous dirigeait. Je m’imaginais le pire et pourtant ce récit est pire que vous ne pourrez vous l’imaginer. On souffre avec ces personnages. J’avais vu juste et pourtant j’ai été emportée, tournant les pages avec fébrilité.

Un roman documenté et instructif, efficace et extrêmement réaliste, à un point tel que ça en est glaçant. D’une façon ou d’une autre, vous n’en ressortirez pas indemne. J’en suis ressortie chamboulée.

Un roman noir sur l’adolescence, sur la communications dans les familles. Un livre essentiel qui peut permettre d’ouvrir le dialogue en famille sur cette thématique.

Bref, c’est un coup au cœur !

Littérature·Thrillers, romans noirs

Sine Qua Nonne

Sine qua nonne, un policier de Pierre Guinot-Deléry, publié en auto-édition.

La Petite Histoire :

Bienvenue à Peyrenac, petite ville paisible du sud-ouest de la France! Paisible? Pas tant que ça, car depuis quelque temps les évènements s’enchaînent. Le meurtre d’une femme, l’agression d’un syndicaliste d’une entreprise et aussi celle de l’entraîneur de foot local, rythment désormais la vie de cette ville.

Belonski, policier nouvellement muté dans cette ville, va devoir s’atteler à résoudre cette croissance de violence, avec une équipe autour de lui peu expérimentée en matière de criminalité.

L’avis de la Belette :

Les agressions, le meurtre et d’autres évènements vont perturber la tranquillité de cette petite ville. Tous ces faits sont liés et on va découvrir de quelle façon au fur et à mesure des pages. Les réalités sociales y sont bien décrites.

Nous voici ici avec un policier politique simple mais efficace. Ma lecture a été fluide et l’intrigue est solide et crédible. L’auteur se dit être influencé par Frédéric Dard et cela se ressent un peu dans sa plume.

Le seul petit bémol vient des personnages, non pas en eux-mêmes mais leur nombre. J’ai eu un peu de mal à me repérer au début. Et ce d’autant plus que nous n’avons pas de descriptions physiques. Nous les connaissons uniquement par leur aspect psychologique, somme toute assez bien travaillé. Une fois mes repères pris, je me suis notamment attachée au personnage de Belonski. Ce policier, qui semble tourmenté, a été muté dans cette ville suite à un incident que l’on découvrira au cours de la lecture.

Il y aussi Jérôme Lantiac, un journaliste avec lequel Belonski va créer un lien de confiance. Il va mener l’enquête de son côté et les 2 hommes vont s’échanger quelques informations qui permettront de faire avancer l’enquête.

Et puis, il y a cette famille, la famille Lestaing, qui semble régner sur cette bourgade. On va découvrir les différentes relations de cette famille : qu’elles soient intrafamiliales, avec les syndicalistes de leur entreprise mais aussi avec le milieu politique.

Au final, différentes sphères vont se rejoindre : la sphère judiciaire, politique et financière.

Bref, j’ai bien aimé !

J’ai reçu ce livre dans le cadre d’un service presse sur le site Simplement Pro. Je remercie le site et l’auteur pour leur confiance.