Une grande famille est un roman noir japonais écrit par Hika Harada traduit par Saeko Takahashi et Stéphane de Torquat et publié aux Éditions Atelier Akatombo.
La Petite Histoire :
Ai, la trentaine vient de divorcer. Reniée par sa belle-famille et ses enfants, ayant perdu son travail et se retrouvant sans ressources, elle va réintégrer la maison familiale où vivent sa mère, Takako, et sa grand-mère maternelle, Yasu. Or, son arrivée est perturbée par un incident : sa mère a poignardé sa grand-mère. Ai va devoir gérer sa famille particulière et va retrouver une ancienne voisine, Miyoko, qui s’occupe de son grand-père. Cette voisine si douce et si dévouée ne cacherait-elle pas un lourd secret ?
L’avis de la Belette :
Je continue ma découverte du roman noir, polar, thriller asiatique et j’aime de plus en plus. J’ai gagné ce livre lors d’un concours Instagram organisé par la maison d’édition. Je les remercie pour cette belle découverte.
Sous couvert d’humour noir, l’auteure dénonce la condition féminine au Japon. Car ce livre est avant tout un livre de femmes. Entre celles qui ont baissé les bras, celles qui essaient de sortir la tête de l’eau mais aussi celles qui subissent, vivent pour et avec leurs familles. Cette critique pourrait aussi se transposer à notre mode de vie européen. Il est fortement question du rôle des aides sociales, de la conditions des femmes seules mais aussi de la place des personnes âgées dans nos sociétés.
Les personnages sont travaillés aux petits oignons, les dialogues sont savoureux. J’ai quand même trouvé le personnage d’Ai assez ambivalent. Elle se plaint de ne pas voir ses enfants mais ne se soucie guère de leurs ressentis.
Un roman noir où l’intrigue est bien ficelée et on vit et subit avec Ai toute sa détresse dans cette vie de laquelle elle ne veut pas. De nombreux rebondissements jalonnent le récit, ce qui le rend dynamique. C’est une histoire surprenante dans laquelle la manipulation est au cœur de cette intrigue assez loufoque, il faut bien l’avouer.
Un roman noir à découvrir ! C’est ma première lecture d’un roman de cette maison d’édition et j’ai hâte d’en découvrir d’autres.
Pour le challenge dont je vous ai parlé hier, j’avais fait des gaufres. J’adore faire cette recette car les gaufres sont peu sucrées. Voici la recette pour 8 gaufres.
Ingrédients :
200 g de farine
3 œufs
1 c à s d’huile
2 c à s de sucre
25 cl de lait
sel
Préparation :
Tamiser la farine et la mettre dans un saladier. Faire un puits au centre et ajouter les œufs entiers, l’huile, le sucre et une pincée de sel. Mélanger.
Délayer avec le lait en fouettant. La pâte doit être bien homogène et sans grumeaux. Laisser reposer 1 heure.
Faire chauffer le gaufrier et verser une louche de pâte. Faire cuire et renouveler l’opération jusqu’à épuisement de la pâte.
La nuit des noctambules est un challenge littéraire créé par Sabrina de la chaîne Call me Sab et Perrine de la chaîne Readtrip. Le but est une fois par saison de passer une nuit à lire, de 22h à 8h. C’est un challenge sympathique car outre le fait de s’autochallenger, un club Facebook dédié nous permet d’échanger entre nous tout au long de la nuit. Des défis sont proposés pendant la nuit pour redynamiser l’ensemble. Chaque challenge a une thématique et nous devons lire des livres en rapport avec cette thématique. La thématique de cette session était de lire des drames, des romans noirs, sombres.
Un système de points à la fin est mis en place mais ce n’est pas ce qui importe le plus. Cette session était la 3ème de l’année. J’ai tenu jusqu’à 3H30, ce qui n’est déjà pas si mal. J’avais présélectionné des livres et j’en ai lu 2,5, le 3ème ayant été terminé le lendemain dans la journée. Je m’étais préparé des petites choses à grignoter dont des gaufres, dont je vous mettrais la recette demain. Voici donc mes lectures faites lors de ce challenge :
Maligne de Noémie Caillault :
Ce livre est un témoignage de l’auteure sur le cancer du sein dont elle a été atteinte à l’âge de 27 ans. Elle revient sur son parcours médical mais également sur les petites phrases indélicates du corps médical, de l’entourage. Elle rappelle aussi l’importance de l’entourage dans ce combat. Elle nous montre aussi qu’il faut essayer de ne pas baisser les bras et toujours avoir des projets, aller de l’avant. C’est un livre plein de tendresse et d’humour, que je vous recommande. Ce livre a été adapté au théâtre.
L’ami retrouvé de Fred Uhlman :
Ce court roman nous parle de L’amitié de 2 enfants dont l’un est juif en 1932. J’ai trouvé que le début tardait un peu à se mettre en place mais la suite nous plonge vite au cœur du sujet, de cette amitié perturbée par la montée du nazisme et de l’antisémitisme. La fin m’a fortement émue. Au-delà de cette notion d’amitié, il y a au final un formidable message de courage et d’humanité. Ce livre n’est pas sans rappeler Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor. Je vous le recommande fortement.
Tu me plais de Jacques Expert :
Une banale rencontre d’un jeune homme et d’une jeune femme dans le métro parisien qui pourrait penser qu’une histoire d’amour débute devant nos yeux. Mais on se rend rapidement compte que cette rencontre n’aura rien de banal.on suit 3 personnages dont le destin va se croiser. Tout débord Vincent qui sous ses aires de beau jeune homme se dissimule un psychopathe, Stéphanie, sa future proie , rencontrée dans le métro et Charland le flic parti à la recherche de Vincent. Il a tout le parcours de la ligne 1 du métro parisien pour arriver à attraper Vincent… ou pas. J’ai beaucoup aimé l’originalité de l’intrigue se déroulant dans le métro parisien. L’originalité réside aussi dans la fin où l’auteur nous propose à l’aide d’un QR code d’accéder à la fin de la fin. Comme habituellement chez Jacques Expert, je trouve les personnages toujours bien travaillés pour lesquels on connaît les tenants et les aboutissants. Au fur et à mesure des chapitres on en apprend plus sur les différents personnages : le passé de Vincent qui l’a conduit à être ce pervers qu’il est aujourd’hui mais aussi sur celui de Stéphanie, de la personne qu’elle est. Il est fortement question de hasard et de destin dans ce thriller. Avec des « si », on pourrait changer la fin du monde … Va-t-il changer le destin de Stéphanie ? Je vous laisse le découvrir en lisant ce thriller addictif.
Et vous, avez-vous fait ce challenge ? Vous tente-t-il ? Si c’est le cas, n’hésitez pas à nous rejoindre sur le groupe Facebook « Le Club des Noctambules » pour participer à la prochaine session qui aura lieu en février.
Je vous parle aujourd’hui d’un challenge littéraire. Au mois de novembre Séverine de la chaîne Il est bien ce livre et du compte bookstagram éponyme, lance un challenge littéraire autour du polar, thriller et roman noir et ce depuis 3 ou 4 ans.
Pendant tout le mois de novembre il s’agit de lire des livres dans ce genre littéraire en respectant les consignes, consignes dont je vous mets le tableau ci-dessous :
Pour la première semaine, j’ai lu 2 livres d’une même maison d’édition, Jigal Polar. La consigne de cette semaine étant de lire un auteur que l’on a jamais lu.
Stravros contre Goliath de Sophia Mavroudis :
J’ai reçu ce roman dans le cadre de la dernière masse critique Babélio. Il s’agit d’un tome 2. Je n’ai pas lu le tome 1. Je n’ai pas été perdue car des éléments de ce premier tome nous sont révélés mais je pense quand même m’être fait spoiler certains éléments. Néanmoins, cela n’a en rien entaché mon plaisir de lecture.
De quoi ça cause ? Stravros est un policier grec. Il est sur la piste d’un terroriste dont il est à la recherche et il va devoir pour cela collaborer avec les Turcs. Une des coéquipières de Stravros, Dora, a semble-t-il de la rancœur envers ce terroriste et cela ne va pas faciliter le travail de Stravros.
Ce que j’en ai pensé ? Une intrigue très intéressante sur la géopolitique grecque ainsi que les relations entre la Grèce et la Turquie. Les relations sont très tendues et un grain de sable peut tout faire basculer à tout moment. Cette intrigue traite aussi de la crise des migrants et met l’accent sur leurs conditions d’accueil mais aussi de vie dans ces camps. Ces camps qui se gèrent comme des petites villes où malheureusement les vols, viols , meurtres sont tendance. Ces camps ont leur propres lois et leurs propres règles. Les conditions pour arriver au pays espéré sont aussi difficiles et bien expliquées entre les sommes pharamineuses pour être entassés dans des bateaux ou payer son droit de passage avec ses organes. J’ai aussi trouvé intéressante cette facette de la Grèce décrite par l’auteure (elle est elle-même franco-grecque), bien loin des images de cartes postales que l’on peut voir ici et là. La Grèce est un pays qui a fortement souffert lors de sa dernière crise économique et le pays peine à se relever. Des magasins fermés, une activité économique ralentie, des ouvriers qui peuvent manger grâce au secours populaire, leurs salaires n’étant pas suffisants. Malgré cela, on sent au travers de ces personnages que les grecs sont très conviviaux et solidaires. J’ai beaucoup apprécié également les découvertes œnologiques, culinaires et musicales qui m’ont fait connaître un peu plus cette culture. J’ai juste été un peu déstabilisée par le comportement de ces policiers grecs pour lesquels la violence est tout de même assez présente, en espérant que ce ne soit que de la fiction.
Bref, une belle découverte pour laquelle je me procurerais prochainement le premier tome afin de connaître un peu mieux les personnages.
Loupo de Jacques-Olivier Bosco :
De quoi ça cause ? Loupo, Kangou et le Chat sont 3 jeunes hommes qui se sont connus à l’assistance publique. Ils ont fait les 400 coups ensemble et ils continuent encore. Ils veulent faire le gros coup avant de se retirer et ce sera pour bientôt . En attendant, ils s’exercent en faisant des braquages. Or, lors de l’un d’eux , un drame va se produire. De chasseurs ils vont se retrouver à être chassés. La chasse aux loups a commencé…
Ce que j’en ai pensé ? Mais quelle lecture ! Une lecture que j’ai lu en apnée du début à la fin et même si je m’attendais à une telle fin, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir les larmes aux yeux. Ce livre est écrit comme une urgence de par les phrases courtes et le rythme engagé. Le style est percutant. J’ai eu un peu de mal au départ avec le langage utilisé mais je me suis vite adaptée. Je parlais d’urgence, il s’agit d’urgence de brûler la vie avant qu’elle ne nous échappe de profiter des corps, des coups.. d’échapper à un destin auquel on souhaite échapper mais qui malheureusement nous rattrape. De sentir, de frémir corps à corps, cœur à cœur, alors que l’on ne souhaite pas souffrir mais que l’amour finit par vous attraper. De l’amour pour lequel on est pas habitué, de l’abandon des familles, quand les amis deviennent finalement votre seule famille. De ceux qui essaient de se construire malgré tout, mais que le destin rattrape… Les dialogues sont justes, les descriptions réalistes,les personnages cabossés de la vie attachants malgré tout. Jacques-Olivier bosco réalise un travail d’orfèvre dans ce livre court mais ô combien percutant.
Bref, une claque dans la figure et un coup de poing au ventre !
Un détour par l’enfer est un témoignage d’Erwan Gramand publié aux Éditions Lemart.
Un détour par l’enfer est le témoignage de l’auteur sur son alcoolisme. En abstinence depuis un peu plus de 500 jours à présent, il revient sur son parcours. Il avait déjà écrit une première version de ce témoignage qu’il avait auto-édité et que j’avais déjà eu le plaisir de le lire. La sortie de cette nouvelle version est prévue en décembre pour la France. L’auteur est revenu vers moi pour me proposer de lire cette nouvelle version.
J’ai trouvé ce témoignage très fort dans lequel l’auteur n’est pas tendre avec lui-même. Alcoolique pendant 25 ans, il a un jour eu ce « déclic » qui a fait qu’il s’est dit : de l’alcool ? Plus jamais !
On se rend compte des ravages que peut avoir cette maladie (oui, l’alcoolisme est une maladie) sur le malade, l’entourage, mais aussi dans les rapports aux autres et dans le milieu professionnel. Dans cette nouvelle version, le style a été retravaillé et la fin aussi. Cette fin dans laquelle l’auteur n’épargne pas nos chers politiques. Il dénonce entre autres les publicités pour les alcools faites au niveau des abribus vers les lycées. Méfiez-vous, l’alcool est partout même parfois là où on ne l’attend pas. Dernièrement, je me suis rendue compte que l’alcool était présent dans les pâtes industrielles toutes prêtes (pâte feuilletée, sablée, brisée) et même dans celles dites « bio ». Une raison de plus pour se pencher encore plus sur les étiquettes.
Bref, un témoignage éclairé et éclairant sur l’alcoolisme.
Merci encore une fois à l’auteur pour le renouvellement de sa confiance, en espérant que ce témoignage puisse éclairer le plus grand nombre et faire prendre conscience de certaines aberrations.