Littérature·Thrillers, romans noirs

Une vieille affaire

Une vieille affaire est un roman policier écrit par Nicolas-Raphaël Fouque et publié aux Éditions D’Avallon.

La Petite Histoire :

Camille est journaliste et va enquêter sur le meurtre d’une adolescente à Lille. Ce meurtre est lié aux hautes sphères politiques et l’enquête de Camille va être difficile à mener.

L’avis de la Belette :

J’ai eu du mal au départ car on part dans différentes histoires avec de nombreux personnages et j’ai mis du temps à les situer. Et puis certains prénoms se ressemblent, ce qui accentuait le fait de me perdre un peu. Et puis au fur et à mesure de ma lecture je me suis rendue compte que le meurtre d’Élisa n’est au final qu’un prétexte à une intrigue beaucoup plus politique. Il y est question de meurtre certes mais donc également de politique, de complots et de terrorisme. J’ai beaucoup appris sur le fonctionnement de notre institution politique et en particulier sur le fonctionnement de l’Assemblée Nationale. Si vous aviez une piètre opinion de nos chers politiciens, ce roman ne va pas faire évoluer votre ressenti, bien au contraire…

C’est un roman qui se lit bien, la plume de l’auteur est vive et dynamique. Comme il est dit dans la préface, elle est en effet très cinématographique. L’auteur sait très bien brouiller les pistes pour nous conduire à un final inattendu.

Ce titre a déjà été publié aux Éditions Ravet-Anceau sous le titre Les trois lueurs du Nord. Les Éditions D’Avallon est une jeune maison d’édition à la caractéristique bien particulière. C’est une maison d’édition associative qui est uniquement gérée par des bénévoles. Ils ne dégagent aucun bénéfice et donc tout est reversé à l’auteur. Je vous laisse aller regarder sur leur site voir ce qu’ils proposent : https://www.leseditionsdavallon.com/ .

Ce roman m’a été envoyé en service presse par le biais du site Simplement Pro. Merci à l’auteur et aux Éditions D’Avallon pour leur confiance et l’envoi de ce livre.

Recettes·Salé

Chou-fleur et pois-chiche, lait de coco et épices

Un p’tite idée sympa que j’ai trouvé chez Healthy Clemsy : https://healthyclemsy.fr/plats/curry-de-pois-chiches-et-de-chou-fleur.html

Ingrédients :

½ chou-fleur

300 g de pois chiches cuits

25 cl de pulpe de tomate

25 cl d ‘eau

20 cl de lait de coco

½ oignon

1 gousse d’ail

Curry, gingembre

1 c à c d’huile d’olive

Préparation :

Émincer l’oignon et l’ail. Les faire revenir dans l’huile d’olive dans une sauteuse.

Couper le chou-fleur en petits bouquets et égoutter les pois chiches.

Dans la sauteuse, ajouter le chou-fleur, le lait de coco, l’eau et les épices à feu fort.

Remuer, baisser le feu et mettre à couvert pendant 15 minutes.

Ajouter les pois chiches et poursuivre la cuisson pendant 25 minutes (jusqu’à ce que le chou-fleur soit tendre).

Vous pouvez ajouter de l’eau si besoin. Vous pouvez le manger seul ou avec du riz par exemple.

C’est prêt, bon appétit !

Littérature·Romans

Les Aérostats

Les Aérostats est un roman d’Amélie Nothomb, publié aux Éditions Albin Michel.

La Petite Histoire :

Ange, 19 ans, est étudiante en philologie à Bruxelles. Elle va donner des cours de soutien au jeune Pie, 16 ans, qui semblerait être dyslexique.

L’avis de la Belette :

Comme ça chaque année, j’attends le nouveau roman d’Amélie Nothomb avec grande impatience. Il est l’un de mes rares achats de chaque rentrée littéraire. C’est une de mes auteures chouchou, doudou. Son roman est généralement publié aux alentours de mon anniversaire, c’est donc généralement mon cadeau de moi à moi.

Dans cet opus, une partie est en fait autobiographique car Ange, c’est Amélie au même âge. À mon sens, dans le roman de cette année, deux thèmes se dégagent.

C’est un roman sur le plaisir de la lecture. Comment donner l’envie de lire aux plus jeunes ? Je ne suis pas certaine que la proposition d’Amélie, à savoir lire des classiques soient la meilleure méthode. Je ne connais pas les nouveaux programmes mais à mon époque, on nous gavait de classiques parfois indigestes. Introduire certaines lectures plus contemporaines ne serait-il pas meilleur vecteur ? Mais est-ce seulement réalisable ? L’auteure nous parle en effet de cette littérature imposée lors de notre scolarité, de ces grandes œuvres classiques majeures qui peuvent parfois décourager. Les échanges concernant certaines œuvres entre Ange et Pie sont passionnés et passionnants.

Le deuxième thème central de ce roman est à mon sens la liberté. La liberté de choix, la liberté d’expression mais aussi la liberté au sens physique. Au fil de la lecture, on se rend compte que Pie ne vit pas dans un environnement « sain ». Entre son père qui épie ses échanges avec Ange, sa mère qui est quasi inexistante, on a l’impression que Pie vit dans une cage dorée. Il a en effet à disposition une immense bibliothèque mais dont son père n’a lu aucun des livres. Cage dorée pour laquelle il ne sort que pour sa scolarité. Les moments de liberté octroyés avec Ange sont à la fois un plaisir mais aussi une souffrance tant les retours à son domicile sont difficiles.

Comme dans chaque opus, le champagne et la nourriture y ont une part importante.

J’ai un peu moins aimé la fin, l’ayant vu venir. En plus, elle arrive un peu trop abruptement. Certes ce roman est court mais je ne boude pas mon plaisir et comme toujours l’auteure nous amène à nous interroger.

Bref, j’ai beaucoup aimé !

Littérature·Romans

Le Nombril de Solveig

Le nombril de Solveig est un roman écrit par Olivier Sorin et publié aux Éditions des Lacs.

La Petite Histoire :

Standor rencontre Solveig dans des circonstances un peu particulières. Elle lui donne rendez-vous le lendemain mais elle ne viendra pas. S’ensuit entre les 2 de drôles de rendez-vous en rendez-vous manqués. D’autant plus que Solveig lui apparaît lors d’impressions de pellicules photos d’appareils argentiques.

Standor va tenter de comprendre les absences et les disparitions de sa belle.

L’avis de la Belette :

C’est un roman atypique. Il est à la fois beau, poétique, touchant, dépaysant et troublant.

Je vais commencer par la plume de l’auteur. C’est une écriture très belle, les mots choisis sont justes, pointus. Le langage est tout de même assez soutenu et j’ai dû parfois utiliser le dictionnaire mais ça ne m’a pas gêné dans ma lecture. Mais le tout assemblé m’a amené dans une douce et poétique histoire. L’ensemble est donc très poétique mais ce roman n’est pas dénué d’humour non plus. Rien que la rencontre entre Standor et Solveig vaut le détour.

C’est aussi un roman dépaysant dans le sens où l’on va voyager en France entre Paris et Lyon, d’ailleurs j’ai reconnu certains lieux parisiens dans lesquels je me suis déjà rendue. Mais vous vous retrouverez aussi au Maroc où Olivier Sorin a su créer une ambiance à la fois intriguante mais aussi une atmosphère douce et chaleureuse. J’ai voyagé à travers Standor et Solveig.

Un roman troublant aussi de par les apparitions de Solveig mais aussi sur les raisons qui la poussent à apparaître et disparaître comme ça. On veut savoir ce qui se passe et j’ai eu du mal à lâcher ce roman.

C’est aussi une lecture qui m’a aussi énormément émue, notamment la fin qui m’a fait verser quelques larmes. Il y a toute une réflexion autour de l’amour, à quel point il peut transformer les gens mais aussi une vie. Il nous parle de l’amour d’une vie, de celui qui vous marque… à vie !

Comme vous pouvez vous en douter, c’est un énorme coup de cœur.

Je l’ai reçu comme service presse, suite à une sollicitation de l’auteur. Je le remercie ainsi que les Éditions des Lacs pour l’envoi et la confiance qu’ils mont accordé.

Le nombril de Solveig est le premier roman de l’auteur. J’ai été tellement sensible à sa plume que si un prochain roman vient à être édité, je me le procurerais les yeux fermés.

Les Éditions des Lacs est une jeune maison d’édition française, de la région de Colmar plus précisément. On sent la passion des mots qui les animent à travers les réseaux sociaux mais aussi dans le choix des écrits proposés. Ils sont très accessibles et très présents sur les réseaux, n’hésitez pas à aller discuter avec eux. Le nombril de Solveig est leur première parution, Ancrier de Delphine Muse est sorti en juin et en octobre sortira La femme muette de Mathieu Albaïzeta qui me tente énormément.

Littérature·Thrillers, romans noirs

Le Cas Zéro

Le cas zéro est un thriller médical écrit par Sarah Barukh et publié aux Éditions Albin Michel.

La Petite Histoire :

Laurent Valensi est chef de clinique à l’hôpital Saint-Louis à Paris au début des années 80.

Il va être confronté à l’un des premiers cas français du « cancer gay ».

L’avis de la Belette :

Quelle claque ! Ce roman captivant dans le milieu médical et mettant en avant le SIDA (appelé le LAV à l’époque) se lit comme un page turner malgré la difficile thématique abordée. C’est un roman intéressant et instructif sur l’émergence d’une épidémie.

Dans ce thriller médical, différents aspects sont abordés avec des termes appropriés. C’est documenté mais très accessible. Il y a certes quelques invraisemblances mais passez outre ce n’est pas ce qui m’a touché dans ce livre. Car oui il m’a touché, bouleversée, au corps et au cœur.

Je suis moi-même soignante et je sais ce que ça implique, mon entourage aussi. Que ce soit en termes d’investissement, de travail, de remise en questions, … C’est parfois quelque chose difficile à comprendre pour l’entourage et Laurent va se rendre compte que c’est aussi le cas pour lui. Est-il prêt à tout pour son patient quitte à sacrifier sa famille ? Certains patients nous touchent, nous marquent indéniablement .. Nous ne sommes que des humains travaillant pour d’autres humains. Il est difficile de rester de marbre face à certaines situations. Oserais-je vous parler de cette dame âgée dont je me suis occupée des années durant et que lors de son décès, j’ai pleuré comme si j’avais perdu un membre de ma famille ? De la distance il faut en avoir certes, mais l’humanitude avant tout. Et c’est en ça que Laurent m’a touché ici tant il fait preuve de bienveillance envers ses patients et collègues.

Au fur et à mesure de ma lecture, je me suis rendue compte que certains comportements n’avaient pas beaucoup évolué depuis 40 ans, notamment en ce qui concerne les relations avec les patients mais aussi entre collègues. Le sentiment de toute-puissance demeure chez certains praticiens, sans compter le lobbying avec les laboratoires pharmaceutiques. Et puis c’est aussi en termes de moyens que l’évolution n’est pas franche non plus car on est toujours dans des problèmes de gestions de personnels, de matériels, de lits, …

Et puis cette thématique de l’épidémie est plus d’actualité et met en exergue la gestion des moyens face à l’émergence d’une épidémie. C’est difficile pour les soignants car ils ont peur pour leurs soignants certes mais aussi pour eux, pour leur entourage, leurs proches, … Comment faire face à tout ça ? Jusqu’où peut-on prendre des risques pour ce métier ? Et puis il y a tout ce qui gravite autour : le stress d’aller travailler, l’incompréhension, la mésinformation. On se sent seuls et démunis d’autant plus quand les médias gravitent autour.

Dans mon parcours de vie j’ai aussi été patiente et Sarah Barukh décrit avec précision les émotions des malades. Que ce soit en terme d’annonce, le sentiment d’injustice, d’incompréhension, d’acceptation, de changements corporels, les réactions de l’entourage,la peur de l’abandon, la peur de la maladie mais aussi la peur de la mort, elle pose des mots juste qui ont résonné en moi…

Au second plan il est question de la culture, de la tradition, de quelle façon elles nous éloignent ou nous rapprochent. Laurent est d’origine tunisienne mariée à une corse. Ayant perdu ses parents, il s’est trouvé un père de cœur, un médecin tunisien qui se retrouve épicier en France

Et puis ici il y est aussi question d’amour, l’amour qui nous fait palpiter, vivre et parfois aussi nous met en danger… Il y a l’amour du couple mais aussi l’amour familial, fraternel… Il y aussi l’amour de la famille qu’on se choisit, des amis qui deviennent une famille…

Je n’ai qu’une chose à vous dire, non 2 en fait : Lisez-le et Partagez-le !